|
La
fiscalité
s'adapte.
L'impôt
sur le revenu
va ainsi
être
modifié
afin de
mieux prendre
en compte
la situation
des couples
divorcés
ayant opté
pour la
garde
alternée
de leurs
enfants.
Depuis mars
2002, une
loi encadre
les règles
de cette
nouvelle
forme de
vie de famille
qui permet
au père
et à
la mère
de continuer
à
élever
alternativemeent
( une semaine
sur deux
) leurs
enfants.
Une solution
pratiquée
par près
de 10% des
120 000
couples
qui se séparent
chaque année...
Objectif
du collectif
budgétaire
examiné
cette semaine
par les
parlementaires
: faire
en sorte
que les
avantages
fiscaux
procurés
par les
enfants
soient équitablement
partagés
entre le
père
et la mère.
Dans
le détail,
cela signifie
que les
parents
divorcés
pourront
chacun déclarer
un quart
de part
par enfant
s'ils ont
un ou deux
enfants.
Jusque là,
seul le
parent ayant
la charge
du ou des
enfants
déclarait
une demi-part
par enfant.
A partir
du troisième
enfant,
chacun des
parents
pourra déclarer
une demi-part
par enfant
au lieu
d'une part
déclarée
jusqu'alors
par celui
qui en avait
la charge.
Quant
au quotient
familiale,
son montant
(2051 €
pour un
enfant )
sera lui
aussi divisé
par deux
et réparti
entre les
deux tuteurs.
Ces nouvelles
mesures,
qui seront
également
prises en
compte pour
le calcul
des impôts
locaux,
devraient
entre en
application
en 2004.
"Nous
militons
depuis longtemps
pour obtenir
ces modifications",
se félicite
Patricia
Augustin,
responsable
du secteur
famille
à
la confèdération
syndicale
des familles
(CSF). Et
de poursuivre
: "
Jusqu'à
présent,
les couples
devaient
s'arranger
entre eux
: soit ils
déclaraient
les enfants
alternativement
une année
sur deux,
soit ils
trouvaient
des moyens
pour reverser
les avantages
fiscaux
par le biais
de la pension
alimentaire.
Il y avait
un réel
vide juridique
dans ce
domaine."
Cependant,
le nouveau
texte étudié
par les
parlementaires
a ses limites.
" Ce
texte a
un effet
équitable,
mais aussi
pervers",
souligne-t'on
au Syndicat
national
unifié
des impôts
(SNUI).
Et de mettre
en garde
sur les
déductions
fiscales
liées
à
la pension
alimentaire
: "
Celui qui
la verse
va certes
récupérer
le quart
de la moitié
de part,
mais il
ne pourra
plus en
contrepartie
déduire
le montant
de la pension
alimentaire
de ses impôts.
Dans
ce cas,
il n'est
pas dit
que l'opération
soit vraiment
financièrement
intéressante
",
poursuit-on
au SNUI.
Mais
les services
du fisc
se sont
montrés,
là
aussi, compréhensifs.
Le texte
prévoit,
en effet,
que si un
des deux
parents
contribue
majoritairement
à
l'entretien
des enfants,
il pourra
conserver
l'intégralité
de parts
et du quotient
familial.
En clair,
les parents
pourront
choisir
la fiscalité
qui convient
le mieux
à
leur situation...
Valérie
Haco |