Un
français sur deux
se sépare ou divorce
dans les grandes villes,
un sur trois se sépare
ou divorce sur le plan
national.
Cette
situation née du
divorce
ou de la séparation
crée une souffrance
importante qui participe
directement à l'augmentation
du mal-être, des
troubles scolaires, du
rejet du système
judiciaire et de la délinquance.
Il
s'agit donc d'un problème
sociétal de première
importance qui nécessite
une réforme du
droit des familles
et notamment des textes
régissant le divorce
devant être adaptés
à notre évolution.
Toutes
les propositions reposent
sur trois principes
de base simples :
Les
enfants ne divorcent
pas de leurs parents.
Seuls les conjoints
se séparent
ou divorcent.
Ne pas donner le POUVOIR
à l'un des
deux parents car il
en ABUSERA.
Cela est un réflexe
malheureusement naturel
et humain. Les deux
parties étant
ainsi sur un pied
d'égalité,lors
de la procédure
de divorce
le dialogue devient
possible.
Dans les cas de divorce
conflictuel la mauvaise
foi, les
fausses accusations
graves, les manuvres
d'un parent pour exclure
l'autre de la vie
des enfants, doivent
être sanctionnées
immédiatement
au civil par le transfert
de la résidence
au parent bienveillant
qui préserve
le mieux l'image de
l'autre.
Une
véritable parité
parentale
dans les textes et dans
les faits s'impose ;
cela signifie que la
législation doit
être modifiée
en conséquence.
Les
propositions de Justice
Papa sont les suivantes
:
I - Sur l'autorité
parentale en commun
:
Elle
paraît acquise
aujourd'hui .
Cela
étant, une simple
affirmation de principe
sans sanction est inefficace.
La
solution : Lors
de la fixation des mesures
accessoires au divorce,
et notamment au sujet
de la résidence
de lenfant:
Transfert de résidence
de l'enfant
au parent le plus apte
à donner le plus
de place à l'autre.
II - Sur la résidence
des enfants :
En
cas de divorce
ou de séparation
des parents, la
résidence
alternée
pour les enfants doit
être la règle
de base.
La
nouvelle loi de 4 mars
2002 définit
les nouvelles règles
pour les mesures accesoires
en cas de divorce.
Elle propose cette résidence
partagée
à l'essai pendant
quelques mois. Il se
trouve que dans 95%
des cas, cette solution
ayant donné satisfaction,
est confirmée
de façon définitive
lors du prononcé
du divorce.
Pourquoi ne pas gagner
du temps, éviter
d'encombrer inutilement
les tribunaux et raviver
les conflits entre ex-conjoints
? (solution économique
pour le ministère
de la justice - Nécessité
de modifier l'article
373-2-9 du Code Civil).
Le
refus du Magistrat doit
être motivé
de façon précise
et par les éléments
de l'espèce.
En
attendant, nous demandons
que la loi du 4 mars
2002 soit appliquée
par les magistrats,
ce qui n'est pas le
cas dans tous les cas
de divorce.
Actuellement l'application
de cette loi se heurte
à une opposition
rétrograde et
contraire à l'évolution
de la société,
par un grand nombre
de magistrats.
Seul
le problème de
l'éloignement
de l'un des parents
en cas de divorce
ou de séparation
peut altérer
le principe.
Dans
un tel cas la résidence
est attribuée
au parent qui reste
sur place pour préserver
l'environnement de l'enfant.
En
tout état de
cause,lorsque le divorce
est prononcé
ou qu'il est simplement
en attente de rendu
de jugement, il doit
être fait obligation
pour le parent qui envisage
de déménager
de prévenir l'autre
au moins six mois à
l'avance.
Le
juge compétent
lors du divorce
doit obligatoirement
être celui du
domicile du parent demeurant
sur place.
Sur
la non-représentation
d'enfant :
Dans
tous les cas de divorce
ou de séparation
il est nécessaire
de faire obligation
aux services de police
d'enregistrer systématiquement
les plaintes en non-représentation
d'enfant.
Là
encore, ces agissements
de plus en plus courant,
presque en toute impunité
doivent être sanctionnés
par le transfert de
résidence, même
en l'absence du jugement
définitif du
divorce
ou de la séparation.
III
- Sur la contribution
à l'entretien
et à l'éducation
des enfants :
Le
terme impropre "
d'abandon de famille
" en cas de défaut
de paiementdevra être
remplacé par
" non-paiement
de pension
alimentaire
".
Des
barèmes indicatifs
devront être créés
pour aider les parents
(divorcés
ou en instance de divorce
ou de séparation)
et la Justice à
fixer le montant des
contributions à
l'entretien et à
l'éducation des
enfants.
Il
est indispensable de
fixer à 25 ans,
la limite d'âge
de l'enfant concernant
l'obligation qui est
faite aux parents divorcés
ou en instance divorce
ou de séparation
de contribuer à
son entretien et à
son éducation
en cas de poursuite
d'étude.
IV - Sur la prestation
compensatoire :
La
loi du 30 juin 2000
sur la prestation
compensatoire
sera applicable aux
situations jugées
antérieurement
en cas d'éléments
nouveaux relatifs au
divorce
des époux.
V - Sur l'abus des fausses
allégations d'attouchements
sexuels :
En
cas de plainte non fondée
lors de la procédure
de divorce
ou de séparation
(relaxe, non lieu ou
classement sans suite),
il est impératif
de fixer la résidence
de l'enfant
chez le parent faussement
accusé non seulement
pour préserver
l'enfant mais pour limiter
le nombre de fausses
accusations,
tel que l'on peut le
rencontrer dans nombre
de divorces
conflictuels
Les
fausses allégations
couvrent la pédophilie
et l'inceste, traumatisent
les enfants, les coupent
du parent accusé
... Il est temps que
l'accusateur soit sanctionné.
A
l'exemple de Lille,
JUSTICE PAPA
propose que les enfants
concernés soient
immédiatement
confiés en milieu
hospitalier le temps
des enquêtes nécessaires,
de telle sorte qu'ils
soient coupés
du milieu accusateur
et du milieu suspecté.
À l'évidence
le temps de l'enquête
ne peut perdurer.
VI
- Nécessité
d'une loi réformant
le divorce :
a)
Consentement
mutuel
simplification
de la procédure
du divorce
: Une seule audience
devant le juge.
b)
Divorce
pour faute.
Remplacement
du divorce
pour
faute
par le constat de
la rupture irrémédiable
du lien conjugal avec
prise en compte des
fautes et préjudices
d'une particulière
gravité. Ce
n'est plus la faute
qui fonde le divorce
mais le constat d'échec.
Ainsi le conflit sera
dédramatisé
et les enfants préservés,
ce qui est le souci
général.
Ceci renforce "
la déjudiciarisation
" du divorce
en mettant nécessairement
en avant la médiation.
(Un tiers des divorces
prononcés annuellement
pour faute, le sont
sans énonciation
des griefs - art.
248.1 du CC- à
la demande des parties
elles mêmes).
c)
Sur les violences
conjugales.
Il
est nécessaire
de prendre en considération
tout autant ou de
manière égale
les violences subies
par les femmes comme
celles subies par
les hommes, tant au
niveau de la Police
que de la Justice.
(violences psychologiques
et physiques)
VII
- Sur l'accouchement
sous X :
Possibilité
pour les pères
d'exercer leur paternité
dès lors qu'ils
le sollicitent ;
Mise
en uvre en conséquence
par la loi des moyens
nécessaires.
VIII
- Sur la médiation
familiale :
En
cas de situation conflictuelle
lors d'un divorce
ou d'une séparation,
le juge doit ordonner
une médiation
familiale.
Le
rôle du médiateur
est d'aider activement
les parents à
trouver un consensus
dans le respect de l'intérêt
de l'enfant.
L'opposition
d'un des parents à
la médiation
impose le transfert
immédiat de la
résidence
des enfants
chez l'autre parent.
IX
- Réforme des
enquêtes sociales,
médico-psychologiques
:
Un
soin important doit
être apporté
au travail effectué
par les intervenants
dans le cadre d'enquêtes
sociales
ou d'enquêtes
médico-psychologiques
déclenchées
par le FAF lors de la
procédure de
divorce.
Les
rapports doivent rapporter
des faits et s'en tenir
là.
En
aucun cas ils ne doivent
conclure ou pire encore
juger.
Leur
mission est d'apporter
au magistrat statuant
sur les modalités
de la vie des enfants
après le divorce
des parents, un témoignage
objectif de ce qu'ils
ont vu ou entendu. Elle
n'est pas de se substituer
au magistrat en émettant
un jugement.
Nous
préconisons qu'un
ou des pré-rapports
soient établis
par l'enquêteur
et envoyés aux
deux parties qui peuvent
alors lui renvoyer des
dires.
X
- Sur l'audition des
enfants :
L'audition
des enfants pendant
ou après la procédure
de divorce
doit être généralisée
lorsqu'ils le demandent
expressément,
tout magistrat, enquêteur
ou expert devant avoir
été formé
pour reconnaître
l'enfant manipulé
par l'un des parents
de l'enfant exprimant
simplement ses besoins.
XI
- Sur les prestations
sociales :
Il
est nécessaire
que les prestations
sociales et notamment
celles versées
par les Allocations
familiales soient réformées
et prennent en comptent
cette parité
parentale.
La
loi du 4 mars 2002 a
réglé
le problème en
matière de Sécurité
sociale. Il suffit d'étendre
le système aux
allocations familiales.
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