Notons
que chaque père militant
pour que lui soit reconnu l'application
réelle de l'exercice de
son autorité
parentale dispose en effet
que d’une
seule voix, mais c’est
bien suffisant quand on
sait qu’avant, ce même
père n’en
disposait justement d'aucune.
Ce
texte aurait d’ailleurs
presque pu passer inaperçu
tant il était évident
qu’une telle disposition
entrait dans le cadre de la loi
sur l’exercice
en commun de l’autorité parentale qui date tout de même de
l’année 1987.
Quels
pères auraient pu imaginer
ne pas détenir ce droit
avant d’avoir été confronté au
problème ?
En
d’autres termes, cette
nouvelle disposition législative
de l’année 1985
qui a enfin consacré l’exercice
en commun de l’autorité parentale dans
le cadre de la Loi apparaissait
bien entendu de notre point de
vue de l’époque,
une grande révolution
et ce, d’autant que les
oppositions y étaient
particulièrement virulentes.
Il
ne restait plus qu’à lui
donner vie dans les faits.
En
effet, si cette loi a été une
grande avancée et notamment
pour le parent n'ayant pas la
résidence
habituelle des enfants,
son application n’a
pas été comme
l’on peut s’en douter,
du moins au début, à la
hauteur de nos espérances.
Il
ne fallait pas s’attendre
en effet à ce que les
adversaires de l’égalité parentale désarmeraient si facilement.
S’il
avaient en effet compris qu’ils
ne pouvaient plus s’opposer à sa
promulgation, ils ont tout de
même compris qu’il
leur était encore possible
de la rendre soit inapplicable,
soit inopérante.
Il
suffisait de maintenir par tous
les moyens les verrous essentiels à sa
mise en application.
L’école
a ainsi été l’un
de leurs terrains privilégiés
et notamment par le pouvoir dont
bénéficiait le
parent détenteur de la
résidence
habituelle au
sein de ce lieu ô combien
symbolique dans lequel l’enfant évolue
la majeure partie de sa vie.
C’est
donc grâce à cette
grande énergie salutaire
dépensée par les
pères, aidés le
cas échéant par
des associations comme JUSTICE
PAPA, qu’ils se sont progressivement
introduits dans l’école,
symbole de notre éducation
républicaine pour obtenir
des informations auxquelles ils
avaient droit tout naturellement
depuis le début.
Combien
sont ceux en effet qui se sont
heurtés aux refus systématiques
des responsables des établissements
scolaires aidés de la
complicité des mères,
de leur fournir tout simplement
des informations sur la scolarité de
leurs enfants auxquelles ils
avaient droit dans le cadre de
l'autorité
parentale en commun
ou conjointe?
Combien
sont ceux qui, face à ce
refus inacceptable, n’avait
plus que pour seul recours que
celui d’aller chercher
lesdites informations auprès
de la mère dont on peut
aisément imaginer les
réactions les plus fréquentes
?
Il
a donc fallu légiférer
et c’est désormais
chose faite malgré encore à ce
jour quelques résistances
sporadiques de la part de certains établissements
scolaires peu bienveillants à l’égard
des pères.
Il
restait la présence au
conseil d’école
réservé jusqu’à présent à celui
des parents, détenteur
de la résidence
habituelle du ou des enfants.
Il
a donc à nouveau fallu
légiférer, et c’est
chose faite depuis l’arrêté du
17 juin 2004 précité.
Quand
on pense que la France a été l’un
des derniers États européens
(même la Turquie l’a
devancée) a admettre qu’un
citoyen pouvait avoir son autonomie
quelque soit son sexe, pour accorder
le droit de vote aux femmes,
cela a de quoi nous laisser perplexe.
En
tout cas, cette simple constatation
nous permet de comprendre pourquoi
il a fallu attendre l’année
2004 pour accorder
le droit de vote aux pères.
Charles
PIK
Vice
Président de Justice Papa
Union Nationale