Justice Papa Union Nationale
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Egalité parentale, séparation, divorce
    Jeudi 28 Août 2008
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L'édito

Elections des représentants des parents d'élèves

Décidément, la patience est une valeur à marquer dans les annales de l’histoire de la paternité.
“Enfin !!!”, c’est ce qu’à peu près tous les pères préoccupés par l’avenir de leurs enfants ont dû lâcher à la lecture de l’article 1 de l’arrêté du 17 juin 2004 modifiant l’arrêté du 13 mai 1985 relatif au conseil d’école et paru au journal officiel le 19 juin 2004.
Qu’on en juge :
“L’article 2 de l’arrêté du 13 mai 1985 susvisé est remplacé par les dispositions suivantes :
Art 2 - Chaque parent est électeur sous réserve de ne s’être pas vu retirer l’autorité parentale. Il ne dispose que d’une voix quelque soit le nombre de ses enfants inscrit dans la même école...”

Les éditos     01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09 | 10 | 11 | 12

Notons que chaque père militant pour que lui soit reconnu l'application réelle de l'exercice de son autorité parentale dispose en effet que d’une seule voix, mais c’est bien suffisant quand on sait qu’avant, ce même père n’en disposait justement d'aucune.

Ce texte aurait d’ailleurs presque pu passer inaperçu tant il était évident qu’une telle disposition entrait dans le cadre de la loi sur lexercice en commun de l’autorité parentale qui date tout de même de l’année 1987.

Quels pères auraient pu imaginer ne pas détenir ce droit avant d’avoir été confronté au problème ?

En d’autres termes, cette nouvelle disposition législative de l’année 1985 qui a enfin consacré l’exercice en commun de l’autorité parentale dans le cadre de la Loi apparaissait bien entendu de notre point de vue de l’époque, une grande révolution et ce, d’autant que les oppositions y étaient particulièrement virulentes.

Il ne restait plus qu’à lui donner vie dans les faits.

En effet, si cette loi a été une grande avancée et notamment pour le parent n'ayant pas la résidence habituelle des enfants, son application n’a pas été comme l’on peut s’en douter, du moins au début, à la hauteur de nos espérances.

Il ne fallait pas s’attendre en effet à ce que les adversaires de l’égalité parentale désarmeraient si facilement.

S’il avaient en effet compris qu’ils ne pouvaient plus s’opposer à sa promulgation, ils ont tout de même compris qu’il leur était encore possible de la rendre soit inapplicable, soit inopérante.

Il suffisait de maintenir par tous les moyens les verrous essentiels à sa mise en application.

L’école a ainsi été l’un de leurs terrains privilégiés et notamment par le pouvoir dont bénéficiait le parent détenteur de la résidence habituelle au sein de ce lieu ô combien symbolique dans lequel l’enfant évolue la majeure partie de sa vie.

C’est donc grâce à cette grande énergie salutaire dépensée par les pères, aidés le cas échéant par des associations comme JUSTICE PAPA, qu’ils se sont progressivement introduits dans l’école, symbole de notre éducation républicaine pour obtenir des informations auxquelles ils avaient droit tout naturellement depuis le début.

Combien sont ceux en effet qui se sont heurtés aux refus systématiques des responsables des établissements scolaires aidés de la complicité des mères, de leur fournir tout simplement des informations sur la scolarité de leurs enfants auxquelles ils avaient droit dans le cadre de l'autorité parentale en commun ou conjointe?

Combien sont ceux qui, face à ce refus inacceptable, n’avait plus que pour seul recours que celui d’aller chercher lesdites informations auprès de la mère dont on peut aisément imaginer les réactions les plus fréquentes ?

Il a donc fallu légiférer et c’est désormais chose faite malgré encore à ce jour quelques résistances sporadiques de la part de certains établissements scolaires peu bienveillants à l’égard des pères.

Il restait la présence au conseil d’école réservé jusqu’à présent à celui des parents, détenteur de la résidence habituelle du ou des enfants.

Il a donc à nouveau fallu légiférer, et c’est chose faite depuis l’arrêté du 17 juin 2004 précité.

Quand on pense que la France a été l’un des derniers États européens (même la Turquie l’a devancée) a admettre qu’un citoyen pouvait avoir son autonomie quelque soit son sexe, pour accorder le droit de vote aux femmes, cela a de quoi nous laisser perplexe.

En tout cas, cette simple constatation nous permet de comprendre pourquoi il a fallu attendre l’année 2004 pour accorder le droit de vote aux pères.

Charles PIK

Vice Président de Justice Papa Union Nationale

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Justice Papa est une association de défense du droit des pères en cas de divorce ou de séparation pour la défense de l'égalité parentale, de la parité parentale et du droit des enfants à vivre avec leurs deux parents. Au delà de la défense du droit du père, Justice Papa accueille dans ses permanences, des mères des femmes, des concubines se trouvant confrontées aux mêmes problèmes de non respect des droits parentaux que rencontrent les pères.

Avec Justice Papa, les adhérents, sympathisants, luttent contre toutes discriminations parentales et contre toutes les formes de violences conjugales, ou post conjugales.

 

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