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Etat des
connaissances scientifiques
sur la résidence
alternée
Synthèse
bibliographique réalisée
par Claude Bailly, fondateur/animateur
du site :
residencealternee.free.fr/
Avertissement
Ce
document rassemble et
synthétise les
publications récentes
tant françaises
qu'internationales sur
le développement
du petit enfant. Il cite
les travaux publiés
dans les revues scientifiques
ou en livre par des chercheurs
universitaires, psychologues,
cliniciens, psychiatres,
pédiatres, sociologues,
ethnologues,
Il
met l'accent sur les connaissances
confirmées expérimentalement
et sur les analyses rigoureuses
basées sur l'observation.
Il convient, en effet,
de différencier
ce qui est connaissance
scientifiquement vérifiée
de ce qui est hypothèse,
croyance a priori, opinion
affirmée sans justification
ou encore généralisation
sans précaution
d'un cas individuel.
 |
Sommaire |
Résumé
des citations
Les
enfants sont
attachés
au père
comme à
la mère
dés le
plus jeune age.
On sait aujourd'hui
sans ambiguïté
que, dés
la naissance,
le père
est autant que
la mère
nécessaire
au développement
affectif et
psychologique
de l'enfant.
Les réactions
d'attachement
et l'angoisse
de la séparation
existent pour
le père
comme pour la
mère.
La résidence
alternée
favorise l'équilibre
psychologique
de l'enfant.
Les études
empiriques montrent
que les enfants
bénéficiant
d'une résidence
alternée
ont un meilleur
équilibre
psychologique,
relationnel
et éducatif
que les enfants
résidant
chez un seul
parent.
Les nourrissons
bénéficient
aussi de la
résidence
alternée.
L'observation
de nourrissons
dans des cas
réels
de résidence
alternée
ne montre aucune
contre-indication.
La résidence
alternée
fonctionne même
sans entente
entre les parents
L'entente entre
les parents
n'est pas une
condition nécessaire
aux bienfaits
sur les enfants.
De nombreux
cas sont observés
ou, tout en
hébergeant
chacun l'enfant
à parité,
les parents
sont en désaccord
ou en conflit.
Les jeunes enfant
bénéficiant
de la présence
continue de
leur père
ont un meilleur
développement.
Les études
comparatives
montrent un
retard de développement
chez les enfants
de moins de
deux ans élevés
uniquement par
leur mère
par rapport
aux enfants
élevés
par leurs deux
parents. Le
handicap est
encore plus
accentué
pour les garçons
de mère
seule.
La présence
du père
est nécessaire
au développement
de l'identification
sexuelle du
nourrisson garçon.
Chez le garçon,
l'absence du
père
et l'intimité
prolongée
avec la mère
pendant sa deuxième
année
induit un danger
de perturbation
irréversible
de l'identification
au genre masculin.
Le risque est
encore accentué
si la mère
est séparée
et n'a plus
de relation
de couple.
Les hommes sont
aussi compétents
et efficaces
que les femmes.
L'observation
scientifique
ne montre aucune
infériorité
ou supériorité
intrinsèque
de l'homme sur
la femme pour
élever
des jeunes enfants.
La place prépondérante
accordée
à la
mère
en occident
au XIX ème
et XX ème
siècle
n'a aucun fondement
scientifique.
Elle semble
être purement
idéologique
et culturelle,
liée
au partage social
des rôles
entre hommes
et femmes.
|
Les
enfants sont
attachés
au père
comme à
la mère
dés le
plus jeune âge
|
|
On
sait aujourd'hui
sans ambiguïté
que, dés
la naissance,
le père
est autant
que la
mère
nécessaire
au développement
affectif
et psychologique
de l'enfant.
Les réactions
d'attachement
et l'angoisse
de la
séparation
existent
pour le
père
comme
pour la
mère. |
BOWLBY
et AINSWORTH,
autour des années
1960-1970, ont
étudié
et décrit
l'attachement
et la séparation
d'un enfant
et de sa mère.
Ils ne se sont
intéressés
qu'à
une moitié
des interactions
parent-enfant
: la partie
mère-enfant,
à "la
façon
dont les jeunes
enfants réagissent
lorsqu'ils sont
séparés
de leur mère
et ultérieurement
lorsqu'ils sont
réunis
à nouveau."
BOWLBY
J., Attachement
et perte, volume
1 : L'attachement,
Paris PUF 1978
(1ère
édition
1969) p79
Depuis, les
chercheurs ont
aussi étudié
l'autre moitié
des interactions
parent-enfant
: l'attachement
père-enfant,
parallèlement
à l'attachement
mère-enfant.
Leurs résultats
généralisent
la théorie
de BOWLBY:
"On
retiendra de
cet ensemble
de travaux des
années
75 que, dans
les situations
de la vie quotidienne,
les pères
"tout-venant"
apparaissent
comme des figures
d'attachement
aussi efficaces
que les mères,
bref, comme
des partenaires
du bébé
émotionnellement
compétents."
"Au même
titre que la
mère,
le père
se comporte
comme une figure
d'attachement
et peut, en
conséquence,
recevoir et
émettre
des signaux
caractéristiques
de cette relation
primaire."
LE
CAMUS Jean,
pères
et bébés,
éditions
L'Harmattan
Paris 1998,
p95-108 (p98,
p108)
Le Docteur Michael
LAMB, en 1996,
résume
l'état
des connaissances
récemment
acquises sur
le père
et le développement
de l'enfant
:
" il y
a des preuves
substantielles
que les nourrissons
forment des
attachements
avec aussi bien
les mères
et les pères
à peu
près
au même
point pendant
la première
année
de vie. "
LAMB
Michael E; The
development
of Father-Infant
Relationship;
in The role
of the fathers
in Child development;
3e edition,
John Wisley
New York 1996,
p119-120
LAMB
étudie
les relations
entre parents
et enfants :
"Vingt
nourrissons
ont été
observés
chez eux interagissant
avec leur mère,
leur père
et un enquêteur
étranger,
quand ils avaient
15, 18, 21 et
24 mois. Les
nourrissons
ont montré
des préférence
significatives
pour leur père
par rapport
à leur
mère
dans leur démonstration
de comportement
d'attachement
et d'affiliation.
[
] A 24
mois, les nourrissons
étaient
observés
dans une salle
de jeu de laboratoire
avec leurs parents.
Dans cette situation,
les nourrissons
ne montrèrent
aucune différence
entre les parents
dans leur démonstration
de comportement
d'attachement
et d'affiliation.
Ils interagirent
beaucoup plus
avec chaque
parent quand
ils étaient
seul avec lui
qu'avec les
deux présents
ensemble. La
présence
d'un étranger
avait un effet
similaire sur
l'interaction
d'affiliation
à l'intérieur
de chaque dyade
parent-nourrisson,
bien que l'effet
de l'étranger
se différentie
par l'intensification
du système
de comportement
d'attachement."
LAMB
M. E. ; The
development
of mother infant
and father infant
attachments
in the second
year of life
; Developmental
psychology,
13, 6 p637-648
1977 p637
Mary
MAIN et Donna
WESTON ont aussi
étudié
l'attachement
de 46 enfants
à un
an et à
18 mois en utilisant
la méthodologie
et la classification
de AINSWORTH.
Le résultat
est que les
enfants se sentent
en sécurité
indépendamment
avec leur père
ou avec leur
mère.
Un enfant peut
très
bien être
sécurisé
à un
moment avec
sa mère
et sécurisé
à un
autre moment
avec son père.
Et il n'y a
pas de corrélation
entre les deux.
MAIN
M. , WESTON
D. , "The
quality of the
toddler's relationship
to mother and
father : related
to conflict
behavior and
the readiness
to establish
new relationships",
Child development,
1981, 52, p.932-940
KROMELOW et
ses collaborateurs
ont montré
que les garçons
entre 1 an et
2 ans qui sont
attachés
aux deux parents
sont plus sociables
vis-à-vis
d'une "étrangère"
lorsqu'ils sont
avec leur père
que quand ils
sont avec leur
mère.
KROMELOW
S. et al ; The
role of the
father in the
development
of stranger
sociability
during the second
year Amer J.
Orthopsychiat.
P521-530 60,
1990
CRAMER et BRAZELTON
T. BRAZELTON
est un pédiatre
de renommée
internationale,
spécialiste
du développement
de l'enfant.
B. CRAMER est
professeur de
psychiatrie
infantile, pionnier
dans le domaine
de la psychothérapie
mère-enfant.
Ils rappellent
les découvertes
de KROMELOW
et de KOTELCHUK
:
"On a pu
démontrer
que, pendant
la deuxième
année,
le père
est perçu
par le jeune
enfant comme
un partenaire
social différent
de la mère,
ce qui entraîne
une organisation
alternative
du comportement.
(Kromelow, Harding
et Touris, 1990)
Par ailleurs,
les récentes
études
sur l'interaction
ont démontré
un phénomène
qui nous force
à reconnaître
l'importance
d'un attachement
primaire entre
bébés
et pères.
Lorsque le père
est réellement
présent
(psychiquement
et géographiquement),
les bébés
démontrent
des capacités
d'attachement
envers lui presque
aussi tôt
qu'en ce qui
concerne les
mères
(Kotelchuck,
1976). [
]
ces études
démontrent
que le père
peut être
un parent compétent
d'emblée,
entraînant
un attachement
plus précoce
au père
que nous l'avions
imaginé
jusqu'alors"
BRAZELTON
T. B et CRAMER
B, Les premiers
liens, Paris
Stock 1990,
p54-55
HUBIN-GAYLE
:
" Le lien
qui les unit
[les pères]
à leurs
enfants, s'il
est différent
de celui établi
avec la mère,
n'en est pas
moins fort pour
autant. "
HUBIN-GAYLE
Mylène,
Les bébés,
collection idées
reçues,
p100
Elisabeth FIVAZ-DEPEURSINGE,
en 1999, après
avoir observé
des bébés
de 3 mois, 9
mois et des
parents en attente
de naissance,
parle du "triangle
primaire"
existant dés
la grossesse.
Ce triangle
est le cadre
de référence
des relations
du bébé
:
"Le
bébé
et ses parents
communient à
trois dés
la première
année.
Le bébé
de 3 mois comprend
parfaitement
qu'il a deux
interlocuteurs
égaux
lorsque ses
parents alignent
leurs corps
à distance
de dialogue
et s'adaptent
de manière
flexible aux
orientations
du bébé
vers l'un ou
l'autre. Alors
il s'oriente
vers l'un puis
vers l'autre
partageant ainsi
ses affects
entre ses deux
parents."
"Lorsqu'on
observe un bébé
de trois mois
en interaction
avec ses deux
parents, on
ne peut non
plus manquer
de découvrir
qu'il coordonne
son attention
entre ses deux
parents, voire
même qu'il
partage ses
affects avec
eux deux, dans
des préfigurations
des moments
de communion
de sentiments.
Enfin, et ce
n'est pas surprenant
pour des cliniciens,
tout cela se
prépare
pendant la grossesse.
Devenir parent,
c'est donc devenir
co-parent dans
le triangle
primaire formé
avec le bébé."
FIVAZ-DEPEURSINGE
Elisabeth, Le
bébé
et ses parents
communient à
trois dés
la première
année
de vie ; devenir
père
devenir mère,
M Dugnat éd
Romonville St
Agne , 1999,
p69, p71
Jean LE CAMUS,
docteur d'état
en psychologie,
professeur de
psychologie,
responsable
des recherches
sur la psychologie
du jeune enfant
à l'Université
de Toulouse
:
"Il
est donc clair
désormais
qu'au cours
des 9 premiers
mois de la vie
(et à
plus forte raison
dans les 3 mois
et les 2 années
qui suivent)
l'enfant engramme
sans les confondre,
les stimuli
sensoriels,
les modes de
communication
verbale et non
verbale, les
affects émis
par chacun des
deux parents"
"A
l'aube du XXIe
siècle,
il ne paraît
plus possible
de soutenir
que la fonction
du père
n'est légitimée
que par le bon
vouloir de la
mère,
que cette fonction
peut être
indifféremment
remplie par
un homme ou
une femme, qu'elle
n'a de prise
qu'à
partir de l'âge
de 18 mois ou
à partir
du moment où
l'enfant est
entré
dans le stade
dipien,
qu'elle se réduit
à l'introduction
et la mise en
application
de la Loi -
autant d'affirmations
convenues qu'on
répète
à longueur
d'ouvrage sans
même se
donner la peine
de les soumettre
à l'épreuve
de l'expérience
clinique"
"Il
n'y a pas un
"âge
de la mère"
au cours duquel
l'enfant aurait
seulement besoin
d'affection,
puis un "âge
du père"
au cours duquel
prévaudrait
le besoin d'autorité
(seconde enfance
et adolescence).
C'est dés
le commencement
et tout au long
de l'enfance
que la mère
et le père
doivent se rendre
présent
et s'impliquer
chacun à
leur manière
comme de véritables
coacteurs de
la structuration
psycho-affective
et du développement
de leur enfant."
LE
CAMUS Jean,
Le vrai rôle
du père,
édition
Odile Jacob,
2000 p94, p166,
p138
Elisabeth BADINTER,
philosophe,
écrivain,
rappelle : "Le
nouveau père/mère
apporte un démenti
éclatant
à la
thèse
de l'attachement
exclusif du
nourrisson pour
sa mère
(John Bowlby),
et à
sa conséquence
: un bébé
ne peut s'attacher
qu'à
une seule personne
à la
fois. Les travaux
précurseurs
de M. Lamb ou
M. Yogman montrent
qu'il n'en est
rien. C'est
le parent qui
investit le
plus son bébé
qui devient
le principal
objet d'attachement
- sans distinction
de sexe - et
ce rapport préférentiel
n'en exclue
pas d'autres.
de plus les
préférences
changent avec
l'âge.
Si une majorité
d'enfants semblent
plus proches
de la mère
la première
année,
tous changeront
plusieurs fois
de parent favori
au cours des
deux années
suivantes. Cela
dépend
des étapes
psychologiques,
du sexe de l'enfant
et des circonstances
extérieures
(Ehrensaft 1987).
Mais, quelle
que soit l'évolution
de ses sentiments,
l'enfant intériorise
ses deux parents
disponibles
et n'est plus
enfermé
dans une relation
à deux
qui risque de
l'étouffer."
Elisabeth
BADINTER ; XY,
de l'identité
masculine ;
Paris Odile
Jacob 1992,
Le Livre de
Poche p264.
|
La
résidence
alternée
favorise l'équilibre
psychologique
de l'enfant.
|
Les
études
empiriques
montrent
que les
enfants
bénéficiant
d'une
résidence
alternée
ont un
meilleur
équilibre
psychologique,
relationnel
et éducatif
que les
enfants
résidant
chez un
seul parent. |
Notons
que la résidence
alternée
(ou garde conjointe)
est légale
et recommandée
en Suède
comme dans nombre
d'états
d'Amérique.
Elle y représente
jusqu'à
44% des enfants
concernés.
KUHN
Richard et GUIDUBALDI
John, Child
custody policies
and divorce
rates, 11°
conférence
annuelle du
Conseil des
Droits de l'Enfant,
23-26 octobre
1997, Washington
USA ;
CLARKE S.C.,
Advance report
of Final Divorce
Statistics,
1989 and 1990.
Monthly Vital
Statistics report,
Centers for
Disease Control
and Prevention/National
Center for Health
Statistics,
Vol. 43, N°
9, 1995
L'étude
de la C.N.A.M.
(CIMMERSS, Gérard
NEYRAND) :
Une étude
sociologique,
comparant la
résidence
unique et la
résidence
alternée
a été
réalisée
au début
de années
1990 pour la
Caisse Nationale
d' Assurance
Maladie. Elle
conclue :
"
Les effets symboliques
et psychologiques
d'une telle
pratique apparaissent
considérables
"
"
Ce sont d'abord
les enfants
qui motivent
la mise en place
d'une résidence
alternée.
Comme leurs
parents, la
plupart des
enfants explicitent
clairement leur
intérêt
à ce
sujet, aussi
bien par l'adhésion
qu'ils y manifestent
que par les
retombées
dont ils disent
bénéficier.
"
"
Parmi les multiples
intérêts
psychologiques
et relationnels
que les enfants
peuvent avoir
à l'alternance,
l'un d'entre
eux est présenté
comme primordial
: pouvoir maintenir
le contact régulier
avec ses deux
parents. "
"
Mais l'équilibre
est aussi l'équilibre
psychologique
des enfants.
Beaucoup de
parents évoquent
cet aspect qui,
pour eux, est
primordial.
On tente à
tout prix de
préserver
celui-ci en
offrant à
l'enfant le
moyen de continuer
sa relation
avec les deux
parents, dans
un cadre où
les risques
sont souvent
limités
au maximum.
"
"
L'intérêt
de l'alternance
réside
aussi dans ses
effets éducatifs,
effets que la
moitié
des parents
énoncent
à la
fois comme conséquence
de leur plus
grande disponibilité
et comme effet
de complémentarité
entre les deux
parents, d'équilibre
éducatif.
"
NEYRAND
Gérard,
L'enfant face
à la
séparation
des parents.
une solution,
la résidence
alternée,
Paris SYROS
2001, p99,100,102,103,107
NEYRAND Gérard,
MEKBOUL Sahra
"résidence
alternée
de l'enfant
et exercice
commun de l'autorité
parentale chez
les parents
séparés"
CIMERSS/CNAF
et Fondation
de France, 1993
La psychologue
L. FABRE après
avoir étudié
30 " alternants
" constate
:
"
l'agressivité
est massivement
inhibée
; cela pour
que l'enfant
conserve la
possibilité
de profiter
de l'apport
éducatif
de ses deux
parents. [
]
- [les inconvénients]
ne sont envisagés
qu'en terme
d'inconvénients
matériels
"
FABRE
L., un nouveau
mode de garde
: la garde alternée,
Le journal des
psychologues,
N°28, juin
1995
Gérard
POUSSIN et Elisabeth
MARTIN-LEBRUN
ont mené
une étude
auprès
de plus de 3000
enfants en classe
de sixième,
en 1995-1996.
Ils relèvent
que les enfants
en résidence
alternée
" présentaient
un score d'estime
de soi supérieur
à celui
des autres enfants
de parents séparés
et même
à l'ensemble
de la population.
" Ils concluent
alors:
"
L'hébergement
alterné
n'est pas une
panacée,
mais il représente
la moins mauvaise
solution qu'ont
trouvé
les parents
pour continuer
à assumer
leur fonction
parentale au-delà
de leur séparation,
ils doivent
être écoutés
sans a priori
doctrinal. "
MARTIN-LEBRUN
Elisabeth et
POUSSIN Gérard,
Conséquence
de la séparation
parentale chez
l'enfant, Eres,
Ramonville Ste
Agne, 1999
POUSSIN Gérard
et MARTIN-LEBRUN
Elisabeth, "Les
enfants du divorce.
Psychologie
de la séparation
parentale",
Paris Dunod
1997, p159-160
Le Docteur Nathalie
PRIETO, dans
sa thèse
de médecine
confirme le
caractère
bénéfique
de la résidence
alternée.
"
Dans la grande
majorité,
les parents
ne retiennent
pas de troubles
spécifiques,
attribués
à la
résidence
alternée.
"
"
Tous les enfants,
sans exception,
sont confrontés
à l'insupportable
dilemme et exprime
leur volonté
de ne pas choisir
un parent plutôt
que l'autre.
En cela, les
commentaires,
justifiant la
résidence
alternée
sont révélateurs.
"
PRIETO
Nathalie "La
résidence
alternée
comme modalité
d'exercice de
l'autorité
parentale lors
du divorce.
Approche médico-légale,
thèse
Lyon-I, octobre
1993 p 122,
p126
DE SINGLY et
DECUP-PANNIER
montrent comment
les enfants
se construisent
un territoire
cohérent
et uni sur leurs
deux chambres,
surmontant la
difficulté
supposée
- mais infirmée
par la pratique
- de perte identitaire.
"
Cette possibilité
de bénéficier
de deux domiciles,
risque-t-elle
pour autant
de perturber
les jeunes enfants
et leur construction
identitaire
? [
] Les
craintes étaient
donc largement
infondées,
même si
elles s'établissaient
sur un constat
renouvelé,
celui de la
nécessaire
unité
psychique de
l'enfant, dont
on constate
là encore
qu'elle dépend
moins de la
réalité
matérielle
que de la réalité
psychique. "
NEYRAND
Gérard,
L'enfant face
à la
séparation
des parents.
une solution,
la résidence
alternée,
Paris SYROS
2001, p105-106
DE SINGLY François
avec DECUP-PANNIER
Benoîte
Avoir une chambre
chez chacun
de ses parents
séparés,
p219 à
236 in Libres
ensembles, Paris
Nathan, 2000
Denyse Côté,
a interviewé
12 couples (15
enfants) québécois
alternant.
"
On peut certainement
avancer que
les cas de garde
physique partagée
que nous avons
étudiés
ne correspondent
pas au modèle
d'instabilité
décrit
par ses détracteurs,
ni au modèle
de l'entente
parfaite décrit
par ses partisans.[
].
[Les enfants]
se sentent entourés
et trouvent
des avantages
à avoir
deux maisons
et deux
parents qui
participent
activement à
leur bien-être.
"
Côté
Denyse, La garde
partagée
L'équité
en question,
éditions
du remue-ménage,
Montréal,
2000, p105
WALLERSTEIN,
aux Etats-Unis
:
"
Mes travaux
montrent de
manière
cohérente
que de bonnes
relations père-enfant
peuvent être
d'une importance
critique pour
le bien-être
psychologique
et l'estime
de soi des enfants
du divorce.[
]
La garde conjointe
est conçue
pour maintenir
les pères
dans leur rôle
crucial d'éducation.
"
WALLERSTEIN
Judith S., BLAKESLEE
Sandra, Second
chances: men
women and children
a decade after
divorce, Bantam
London ; 1989,
p274
Susan STEINMAN
a suivi pendant
plusieurs années
l'expérience
psychologique
de 32 enfants
vivant en garde
alternée.
"
Ces enfants
pouvaient remarquablement
différencier
leurs deux domiciles.
Ils étaient
capables de
garder séparés
dans leur esprit
chaque domicile,
et leurs relations
avec chaque
parent., et
ne ressentaient
pas de confusion
d'un parent
avec l'autre.
"
"
La plupart des
enfants étudiés
étaient
capables de
maintenir des
emplois du temps
complexes. Leur
clarté
à propos
de leur emploi
du temps et
du lieu de leurs
résidences
étaient
impressionnante.
"
STEINMANN
Susan, "The
experience of
children in
a joint custody
arrangement,
a report of
a study"
American journal
of orthopsychiatry,
51 (3); 1981,
p408-409, p
410
LUEPNITZ
a étudié
91 enfants en
situation de
garde maternelle,
paternelle et
alternée.
Il ressort de
ses comparaisons
que : "
L'adaptation
des enfants
(mesurée
par le test
de Piers-Harris)
était
indépendant
du mode de garde.
L'adaptation
des enfants
(mesurée
par l'estimation
que font les
parents de l'estime
de soi des enfants,
les problèmes
psychosomatiques
et de comportement)
était
indépendant
du mode de garde.
Le " climat
émotionnel
" de la
famille était
indépendant
du mode de garde.
"
"
Il apparaît
que les enfants
de cette étude
qui vivaient
la garde alternée
(" joint
physical custody
") avaient
conservé
deux parents
psychologiques
dans leur vie.
Alors que la
moitié
des enfants
en garde unique
ne voyait jamais
l'autre parent,
tous les enfants
en garde alternée
avaient des
contacts réguliers
avec les deux
parents. "
LUEPNITZ Deborah
Anne "A
comparison of
maternal and
paternal and
joint custody
: understanding
the varieties
of post-divorce
family life"
Journal of divorce
vol 9 (3), USA
1986, p 4
|
Les
nourrissons
bénéficient
aussi de la
résidence
alternée.
|
L'observation
de nourrissons
dans des
cas réels
de résidence
alternée
ne montre
aucune contre-indication. |
NEYRAND
Les opinions
- pas les connaissances
- sont diverses
et contradictoires
: Elles sont
aussi bien "
Je pense que
la résidence
alternée
ne peut se faire
que si les enfants
sont tout petits
" que l'ancien
" pas avant
12 ans ".
NEYRAND
Gérard,
L'enfant face
à la
séparation
des parents.
une solution,
la résidence
alternée,
Paris SYROS
2001, p106
Françoise
DOLTO félicite
des parents
qui pratiquent
la résidence
alternée
depuis que les
enfants ont
moins d'un an
et 4 ans.
"
nos deux enfants
- actuellement
sept ans et
trois ans et
demi - [
]
Après
trois années,
les enfants
n'ont pas l'air
plus anormaux
que les autres.
"
" Ce monsieur
a réussi
quelque chose
dont je le félicite.
[
] L'important,
c'est que l'enfant
sente que les
deux parents
sont d'accord
pour qu'il vive
au mieux des
rythmes de sa
propre vie,
.
"
DOLTO
Françoise;
Lorsque l'enfant
paraît,
tome 1 Points
éditions
du Seuil Paris
1977
Si
Mme DOLTO se
déclarait
défavorable
à la
résidence
alternée
c'était
dans le cas
ou cela impose
deux écoles
à l'enfant.
"
Qu'ils puissent
se rendre aussi
souvent qu'ils
le veulent chez
l'autre parent,
quand c'est
possible, j'en
suis d'accord,
mais qu'ils
n'aient pas
à changer
d'école
du fait d'une
réglementation
de garde alternée.
"
DOLTO
Françoise,
Quand les parents
se séparent,
Paris Seuil
1988, p70
Denyse Côté
ne note aucun
trouble ou perturbation
chez les enfants
alternants alors
que, dans son
étude,
presque la moitié
des enfants
alternent depuis
un âge
inférieur
à 2 ans
:
Stéphane,
4 ½ ans,
en garde alternée
depuis l'âge
de 1 an.
Charles, 2 ½
ans, en garde
alternée
depuis l'âge
de 1 ½
an.
Adam, 3 ans,
en garde alternée
depuis l'âge
de 1 ½
ans
Eve, 3 ½
ans, en garde
alternée
depuis l'âge
de 1 ½
an et Mathieu,
5 ans, en garde
alternée
depuis l'âge
de 2 ans.
Laure, 7 ans,
en garde alternée
depuis l'âge
de 1 ½
an.
Pélagie,
4 ans, en garde
alternée
depuis l'âge
de 2 ans
Pierre-Yves,
5 ans, en garde
alternée
depuis l'âge
de 2 ½
an.
Dominique, 7
ans, en garde
alternée
depuis l'âge
de 3 ans
Joël, 7
ans, en garde
alternée
depuis l'âge
de 3 ans et
Anouk, 8 ans,
en garde alternée
depuis l'âge
de 4 ans
Alexis, 8 ans,
en garde alternée
depuis l'âge
de 4 ans et
Emilie, 10 ans,
en garde alternée
depuis l'âge
de 6 ans
Etienne, 9 ½
ans, en garde
alternée
depuis l'âge
de 4 ½
ans
Antoine, 10
ans, en garde
alternée
depuis l'âge
de 5 ½
ans
Côté
Denyse, La garde
partagée
L'équité
en question,
éditions
du remue-ménage,
Montréal,
2000, p 178
à 202
PRIETO
Parmi les enfants
observés
par Dr PRIETO,
figure Mathieu,
5 ans en résidence
alternée
depuis l'âge
de 2 ans. Il
apparaît
parfaitement
équilibré.
PRIETO
N. "La
résidence
alternée
comme modalité
d'exercice de
l'autorité
parentale lors
du divorce.
Approche médico-légale,
thèse
Lyon-I, octobre
1993, p.88,
p105 à
107
WALLERSTEIN
et BLAKESLEE:
Ces deux chercheurs
américains
ont même
découvert
que la période
de un à
deux ans était
plus favorable
à l'alternance
que les âges
plus avancés
:
"
Nous avons été
surpris d'observer
que les enfants
entrant en "
nursury school
" et en
" kindergarten
" (âgés
de trois, quatre
et cinq ans)
montraient plus
de comportements
perturbés
que les enfants
de un à
deux ans. "
WALLERSTEIN
Judith S., BLAKESLEE
Sandra, Second
chances: men
women and children
a decade after
divorce, Bantam
London ; 1989,
p284
|
La
résidence
alternée
fonctionne même
sans entente
entre les parents
|
L'entente
entre
les parents
n'est
pas une
condition
nécessaire
aux bienfaits
sur les
enfants.
De nombreux
cas sont
observés
ou, tout
en hébergeant
chacun
l'enfant
à
parité,
les parents
sont en
désaccord
ou en
conflit. |
NEYRAND
"
Il faut donc
insister sur
cette idée
qui va à
l'encontre des
idées
reçues
: la séparation
en douceur n'est
pas une condition
à la
mise en place
d'une résidence
alternée.
Près
des deux tiers
des couples
qui la pratiquent
se sont séparés
en conflit.
"
"
Un accord minimum
au sujet des
enfants et une
stabilité
de résidence
peuvent suffire
à la
pérennisation
de l'alternance.
"
"
un certain nombre
de couples pratiquent
l'alternance,
alors qu'ils
ont des rapports
inexistants,
voire conflictuels.
[
] Ainsi,
une communication
réduite
et limitée
à l'éducation
des enfants
peut suffire
pour que fonctionne
une résidence
alternée.
"
NEYRAND
Gérard,
L'enfant face
à la
séparation
des parents.
une solution,
la résidence
alternée,
Paris SYROS
2001, p87, p
94, p116
Côté
Pour certains
des couples
parentaux étudiés
par Denyse Côté,
" le rapport
coparental est
désagréable
", "
les deux parents
notent un manque
de communication
", "
la communication
entre les deux
parents semble
difficile ".
Cela n'empêche
pas les enfants
d'être
élevés
et éduqués
de manière
satisfaisante
par leurs deux
parents.
Côté
Denyse, La garde
partagée
L'équité
en question,
éditions
du remue-ménage,
Montréal,
2000, p 178
à 202
Edwige ANTIER
L'avis du pédiatre
est que : "
Ce mode de résidence,
le partage égal
du temps passé
chez la mère
et chez le père,
oblige ceux-ci
à trouver
un nouveau mode
de rapports
moins conflictuels.
"
ANTIER
Edwige, L'éloge
des mères,
Robert Laffont,
2001, p188
"
L'intensité
prévisible
des conflits,
si l'un ou l'autre
des parents
avait eu l'hébergement
principal, aurait
été
fortement plus
pathogène
pour eux [les
enfants]. "
p158 .
|
Les
enfant bénéficiant
de la présence
continue de
leur père ont
un meilleur
développement
|
Les
études
comparatives
montrent
un retard
de développement
chez les
enfants
de moins
de deux
ans élevés
uniquement
par leur
mère
par rapport
aux enfants
élevés
par leurs
deux parents.
Le handicap
est encore
plus accentué
pour les
garçons
de mère
seule. |
LAMB
"Les enfants
des pères
hautement engagés
sont caractérisés
par une compétence
cognitive accrue,
une meilleure
empathie, une
moins grande
rigidité
dans le rôle
sexué
et un contrôle
plus internalisé"
LAMB
Michael E. et
al ; The changing
role of father
; in The father's
role : applied
perspectives,;
New-York Willey
1986 p17
LE CAMUS Jean,
pères
et bébés,
éditions
L'Harmattan
Paris 1998,
193
BOURCOIS, dans
sa thèse
de doctorat,
étudie
le comportement
d'enfant de
3 ans. Elle
démontre
que les enfants
dont le père
est précocement
engagé
(c'est à
dire dont le
père
paterne son
enfant depuis
le début)
sont moins anxieux,
moins dépendant
que les enfants
dont le père
s'occupe peu.
Parmi les pères
paternant, les
plus efficaces
en terme d'ouverture
et d'indépendance
des enfants
sont les pères
qui sont nettement
différenciés
des mères.
BOURCOIS
V. L'influence
du mode d'engagement
du père
sur le développement
affectif et
social du jeune
enfant, Thèse
de doctorat,
Université
Toulouse Mirail
1993LE CAMUS
Jean, pères
et bébés,
éditions
L'Harmattan
Paris 1998,
p196-197
L'équipe
de chercheurs
dirigée
par LE CAMUS
étudie
en 1987 des
enfants de 17
à 21
mois et de 25
à 29
mois. Elle compare
les enfants
"monoparentés"
(i.e. élevés
uniquement ou
surtout par
la mère)
aux enfants
"biparentés"
(élevés
autant par le
père
que par la mère)
"Les enfants
monoparentés
peuvent être
caractérisés
par une tendance
à l'immobilité,
à un
pattern d'attachement
de nature archaïque
(regarder, sourire,
se rapprocher,
offrir) et un
pattern de sociabilité
horizontale
peu élaboré
(regarder, sourire,
imiter, partager
une activité
de jeu). Les
enfants biparentés
manifestent
une tendance
à la
mobilité,
à un
pattern d'attachement
plus mature
(demander une
intervention,
partager une
activité)
et un pattern
de sociabilité
assez élaboré
(refuser de
donner un objet,
porter une attaque
agressive mais
aussi prendre
par la main
ou par le cou,
attendre son
tour de jeu,
)."
LE
CAMUS J., de
LEONARDIS M.
, LESCAREET
O., Effets de
la transformation
des rôles
parentaux sur
la construction
de la personnalité
de l'enfant,
La psychiatrie
de l'enfant,
XXXII,1 p31-54,
1989
LE CAMUS Jean
, pères
et bébés,
éditions
L'Harmattan
Paris, 1998,
p194-195
J. LE CAMUS
:
" le jeune
enfant doit
être tiré
hors de la symbiose
originelle,
il doit être
"séparé"
de sa mère.
Le maintien
prolongé
d'un état
de fusion s'avère
préjudiciable
et peut conduire
l'enfant à
la psychose.
C'est un fait
acquis."
LE
CAMUS Jean,
pères
et bébés,
éditions
L'Harmattan
Paris 1998,
p169
"Voilà
déjà
vingt ans que
certaines études
ont prouvé
que les garçons
qui avaient
bénéficié
de contacts
fréquents
avec leur père
se montraient
dés l'âge
de 6 mois plus
sécurisés
en présence
d'une personne
étrangère,
plus performants
sur le plan
de la vocalisation
et du contrôle
oculo-manuel
que les bébés
qui avaient
été
privés
de la présence
continue de
leur père.
"
"De
la même
facon, on s'est
demandé
quel pouvait
être l'impact
de l'investissement
du père
sur le développement
cognitif du
bébé.
[
] Là
aussi, les résultats
permettaient
d'accréditer
l'idée
d'une influence
favorable de
l'engagement
précoce
du père."
LE
CAMUS Jean,
Le vrai rôle
du père,
édition
Odile Jacob,
2000 p96
BILLER :"Les
garçons
qui ont souffert
de l'absence
du père
au cours des
deux premières
années
de leur vie
sont plus handicapés,
en regard de
plusieurs dimensions
du développement
de leur personnalité,
que les garçons
qui ont été
privés
de leur père
à un
âge plus
avancé.
Par exemple,
les garçons
à qui
leur père
a manqué
alors qu'ils
étaient
âgés
de moins de
deux ans se
sont révélés
moins confiants
et moins industrieux;
leurs sentiments
d'infériorité
étaient
plus grands
que chez les
garçons
à qui
les pères
avaient manqué
entre les âges
de trois à
cinq ans."
BILLER
Henry B. ; Fatherhood:
implications
for child and
adult development,
in Handbook
of developmental
psychology,
Benjamen B.
WOLMAN, Prentice
Hall Englewood
Cliffs NJ p711-714
1982, p706
CORNEAU Guy
, père
manquant fils
manqué
, Editions de
l'Homme, 1989
p27
NEYRAND Gérard
; L'enfant,
la mère
et la question
du père,
un bilan critique
de l'évolution
des savoirs
sur la petite
enfance; Paris
PUF 2000, p232
PEDERSEN
et ses collaborateurs
ont comparé
(1979) le développement
cognitif des
bébés
de 5 à
6 mois élevés
par des familles
bi-parentales
et élevés
par des mères
seules.
Basés
sur des mesures
objectives (indice
de développement
mental de BAYLEY,
test de MANN-WHITNEY,
test de corrélation,
) et sur
des méthodes
statistiques
éprouvées,
leurs tests
montrent, chez
les garçons,
des écarts
significatifs
de développement
en fonction
de la présence
ou de l'absence
du père.
Alors qu'ils
n'observent
aucune différence
notable chez
les filles,
ils relèvent
un sous développement
des garçons
de mère
seule : 15 des
16 variables
mesurant le
développement
des garçons
étaient
supérieures
chez les enfants
avec père.
Ils en concluent
que la présence
du père
exerce une influence
significative
sur le développement
des enfants
de sexe masculin
dés les
premiers six
mois de la vie.
PEDERSEN
F. A. et al.,
"Infant
development
in father absent
families",
Journal of Genetic
Psychology,
1979, n°
135, p51-61.LE
CAMUS Jean "pères
et bébés",
éditions
L'Harmattan
Paris 1998 p184-185
LEVY-SHIFF de
l'Université
de Tel Aviv,
en 1982, étudie
179 enfants
âgés
entre 2 ans
6 mois et 2
ans 10 mois.
Parmi eux, 40
ont perdu leur
père
avant la naissance
pendant le guerre
du Yom-Kippur.
L'analyse statistique
neutralise les
éventuels
facteurs socio-économique,
culturel, ethnique,
pour
mettre en évidence
l'influence
du père.
Le résultat
est éloquent.
Les enfants
avec père
sont émotionnellement
moins dépendants,
sont moins anxieux,
moins perturbés.
Si les filles
s'en sortent
mieux que les
garçons,
ces derniers
sont particulièrement
handicapés
par l'absence
de leur père.
Les garçons
élevés
par leur mère
et leur père
sont plus indépendants
sur le plan
instrumental,
plus autonomes,
s'adaptent plus
facilement sur
le plan émotionnel,
cognitif et
social.
LEVY-SHIFF
The effects
of father absence
on young children
in mother-headed
families, Child
development
p1400-1405 53,
1982LE CAMUS
Jean, pères
et bébés,
éditions
L'Harmattan
Paris , p187-188
, 1998
DESSALES
de l'Université
de Toulouse,
en 1992, observe
des petites
filles de 3
ans et comparent
les filles de
mère
célibataire
aux autres filles.
Les filles avec
père
ont plus de
rapports avec
les autres enfants.
Dans une classe
maternelle dirigée
par un instituteur
homme, les filles
sans père
recherchent
plus que les
autres le contact
avec cet instituteur.
"Tout ce
passe comme
si elles recherchaient
davantage la
présence
masculine incarnée
par l'instituteur,
comme si dans
leur conduite
quotidienne
s'exprimait
une "quête
du père"."
LE
CAMUS Jean,
pères
et bébés,
éditions
L'Harmattan
Paris, p186-187,
1998
POUSSIN et SAYN
:
" POUSSIN
et SAYN ont
récemment
fait le point
des connaissances
relatives aux
conséquences
entraînées
par les situations
de monoparentalité
féminine
: leur étude
apporte la preuve
statistique
et clinique
de la survenue
fréquente
de difficultés
d'ordre psycho-pathologique
chez les enfants
d'âge
scolaire et
les adolescents.
"
POUSSIN
G. et SAYN I.,
Un seul parent
dans la famille,
Paris, Le Centurion
1990
POUSSIN G. psychologie
de la fonction
parentale, Toulouse,
Privat, 1993
LE CAMUS Jean,
pères
et bébés,
éditions
L'Harmattan
Paris 1998,
p189
|
La
présence
du père
est nécessaire
au développement
de l'identification
sexuelle du
nourrisson garçon.
|
Chez
le garçon,
l'absence
du père
et l'intimité
prolongée
avec la
mère
pendant
sa deuxième
année
induit
un danger
de perturbation
irréversible
de l'identification
au genre
masculin.
Le risque
est encore
accentué
si la
mère
est séparée
et n'a
plus de
relation
de couple. |
ROIPHE
et GALENCON
:
"Soulignant
l'influence
décisive
des attitudes
éducatives
précoces
sur la perturbation
psychologique
qu'il trouve
dans son petit
groupe de garçons,
STOLLER a décrit
les débuts
de leur identification
féminine
au cours de
leur phase préphallique
ou prédipienne.
" (Note
: Soit avant
3 ans)
"Une autre
étude
sur la sexualité
précoce
a été
menée
par MONEY et
EHRHARDT (1972)
qui se sont
intéressés
aux sujets présentant
des déviations
génétiques
et hormonales.
Leurs résultats
portent à
croire que c'est
le sexe dans
lequel l'enfant
est élevé
au cours de
ses deux premières
années
de la vie qui
joue le rôle
principale dans
l'établissement
de l'identité
sexuelle"
"En résumé,
les deux études
les plus approfondies
[
] ont
toutes deux
situé
à la
deuxième
moitié
de la deuxième
année
la période
critique de
l'établissement
de l'identité
de genre."
"L'importance
de la disponibilité
et du soutien
paternels dans
le développement
de l'identité
sexuelle mâle
au cours de
la 2ème
partie de la
2 ème
année
ne saurait être
assez soulignée.
Nous pensons
qu'il s'agit
d'un facteur
capital pour
la confirmation
au garçon
de sa propre
image du corps
phallique et
la reconnaissance
définitive
de l'absence
de pénis
chez sa mère."
"C'est
entre autres
par l'étude
de garçons
très
féminisés
(dés
la fin de la
deuxième
année)
ou dans l'histoire
de certains
transsexuels,
que l'on perçoit
à quel
point l'empreinte
laissée
par une identification
précoce
exclusive à
la mère
peut inhiber
le développement
d'une identification
masculine bien
assurée.
Une des tâches
psychologiques
majeures du
garçon
consiste à
effectuer une
transmission
progressive
- à partir
de cette prédominance
féminine
- vers une identification
à prédominance
masculine"
ROIPHE,
GALENCON; La
naissance de
l'identité
sexuelle ; Paris
PUF 1987, p
245 à
247, p249, p53-55
STOLLER :
" Le noyau
de l'identité
de genre (masculin
ou féminin)
est conçu
comme se développant
avant la phase
dipienne.
En effet, une
fois passée
la phase de
protoféminité
où l'enfant
des deux sexes
est fusionné
à la
mère,
l'identification
sexuée
prend deux chemin
différents
- Le garçon
ne doit pas
être maintenu
dans une symbiose
excessive et
il a besoin
de la présence
d'un père
fort et masculin
qui encourage
le moment venu
la séparation
d'avec le corps
et la psyché
de la mère
et le développement
des attributs
masculins.
- - la fille
"
STOLLER
Masculin ou
féminin?
Paris PUF 1989
LE CAMUS Jean
, pères
et bébés,
éditions
L'Harmattan
Paris 1998,
p164
LE CAMUS
"On a souligné
avec raison
que pour se
développer
harmonieusement,
l'enfant avait
besoin de disposer
d'un référent,
d'un modèle
identificatoire
de son propre
sexe : il y
a là,
me semble-t-il,
un principe
irrécusable.
Cependant, il
est probable
qu'on a fait
commencer beaucoup
trop tard le
processus d'identification
au parent du
même sexe.
On sait aujourd'hui
que le sentiment
d'appartenir
à un
sexe parvient
à éclore
au cours de
la seconde année
de la vie."
LE
CAMUS Jean,
pères
et bébés,
éditions
L'Harmattan
Paris 1998,
p169
Colette CHILAND,
psychiatre,
professeur de
psychologie
clinique :
"on a appris
que le
sentiment d'appartenance
à un
sexe est constitué
à l'âge
de 18 mois
avant la connaissance
intellectuelle
de la différence
des sexes."
CHILAND
1982 Le paternage
actes du colloque
"les pères
aujourd'hui",
INED 1982, p
150 (p151)
"Les
garçons
qui ont des
troubles de
l'identité
sexuée
ont une image
de la masculinité
"repoussoir"
par son lien
avec la violence;
c'est leur image,
mais elle s'est
construite à
la faveur d'un
père
physiquement
ou psychologiquement
absent,
"
CHILAND
Colette , le
père
et l'identité
sexuée,
in pères
et paternité
Hors Série
de la Revue
Française
des Affaires
Sociales p 69-71
novembre 1988
G. CORNEAU,
psychanalyste:
"Chez tous
les fils sans
père,
on retrouve
systématiquement
une déficience
sur le plan
social, sexuel,
moral ou cognitif."
"Les
psychologues
ont cru jusqu'ici
que le rôle
du père
débutait
à la
troisième
ou à
la quatrième
année
de l'enfant,
quand celui-ci
pouvait parler.
Les psychanalystes
sont parfois
allés
jusqu'à
interpréter
comme une frustration
bénéfique
et nécessaire
la semi-présence
du père
dans la famille.
Or les trente
dernières
années
de recherches
en psychologie
du développement
ont réservé
bien des surprises
à leurs
auteurs. Aux
Etats-Unis et
en Norvège,
plusieurs études,
conduites auprès
de populations
de garçons
qui présentaient
des problèmes,
ont abouti à
des conclusions
similaires,
qui bouleversent
bien des croyances:
c'est au cours
des deux premières
années
de leur existence
que les garçons
ont absolument
besoin du père."
"Je
parlais plus
haut de la difficulté
de ce transfert
d'identification
qui va, pour
le fils, de
la mère
au père;
assurément,
ce passage ne
serait pas si
périlleux
et se ferait
tout naturellement
si les pères
étaient
présents
auprès
de l'enfant,
dés le
début."
CORNEAU
Guy , père
manquant fils
manqué
, Editions de
l'Homme, 1989
p26, p32
Christiane OLIVIER
écrit
qu'il faut permettre
"à
l'enfant de
trouver, dés
son arrivée
au monde, un
référent
de même
sexe et un complément
de sexe opposé
: l'un servant
de support à
l'identification,
l'autre assurant
l'dipe
et l'identité".
"Le
problème
pour l'enfant
mâle ne
sera pas de
constituer l'dipe,
ni d'y entrer,
puisqu'il s'y
trouve d'emblée,
de par sa naissance
aux mains d'une
femme. Il y
tombe, la tête
la première,
le plus dur
sera pour lui
d'en émerger,
de sortir de
cette "fatale"
conjonction
des sexes, tout
en sauvegardant
son intégrité."
"Sortie
[de l'dipe]
parfois impossible
qui conduira
ce petit garçon
et sa mère
chez le psychothérapeute."
"Les
difficultés
seront alors
du côté
du garçon
qui devra se
défendre
là du
fantasme maternel
de complétude
pour acquérir
son indépendance,
indépendance
que la mère
elle-même
ne souhaite
qu'a demi. La
femme a inconsciemment
du mal à
renoncer au
seul mâle
qu'elle ait
jamais eu avec
elle: son père
lui ayant fait
défaut
et son mari
étant
le plus souvent
absent. [
]
Maintenant la
toute-puissante
Mère
vit seule avec
son fils qui
comble toutes
ses attentes
d'autrefois
: il la venge
de son père
absent, de son
mari parti.
L'enfant, lui,
est présent,
il paiera donc
pour eux ; que
voulez-vous,
il faut bien
prendre l'homme
où il
se trouve, et
tant pis si
c'est au berceau!"
OLIVIER
Christiane ,
Les enfants
de Jocaste ,
Denoël
1980 p60-63
"Bien
qu'on ne parle
guère
de l'dipe
que chez l'enfant
de trois ans
- parce que
c'est en effet
seulement à
ce moment-là
qu'on en voit
les manifestations
évidentes
telles que l'idée
d'épouser
son parent dipien
- l'dipe
a commencé
dés les
premiers jours
avec le parent
de sexe opposé
et l'inconscient
de celui-ci."
OLIVIER
Christiane,
les filles d'Eve
, Denoël
1990, p12
T.
BRAZELTON, pédiatre
et B. CRAMER,
professeur de
psychiatrie
infantile :
"L'ensemble
de ces données
indique le rôle
crucial, dés
la naissance,
du père
dans le développement
progressif de
l'identité
du garçon.
[
]
Premièrement,
il établira
un attachement
réciproque,
étayant
la construction
d'images mentales
d'un non-mère,
introduisant
l'enfant dans
le monde des
différences
(notamment des
différences
sexuelles) et
dans l'univers
social. Ce faisant,
il s'offre comme
objet d'identification
alternatif,
de qui protège
le garçon
contre l'exclusivité
du lien symbiotique
mère/enfant,
et relativise
la permanence
de l'empreinte
de l'identification
féminine.[
]
Deuxièmement,
le père
introduit un
principe - auquel
on donne parfois
le nom de "fonction
paternelle"
- qui régit
l'organisation
des relations
triangulaires
: le père
doit être
psychiquement
présent
comme cet autre
qui polarise
les intérêts
du bébé
vers l'extérieur,
préfigurant
la triangulation
dipienne.
C'est en effet
lors de la résolution
du complexe
d'dipe
que le petit
homme aura posé
les bases de
ce qui deviendra
son identité
masculine, le
protégeant
contre la persistante
tentation de
régresser
vers des identifications
précoces
à l'image
maternelle."
Ou,
en résumé
:
"C'est
par ce rôle
d'objet alternatif
d'investissement
que les pères
vont offrir
au bébé
une première
cible d'identification
avec le non-mère,
ce qui posera
les premiers
jalons menant
à un
complexe d'dipe
équilibré
et à
une identification
masculine."
"Si
le père
ne parvient
pas à
soutenir la
mère
dans la resexualisation
de la vie de
couple au cours
du post-partnum,
cette dernière
risque de s'enferrer
dans une relation
d'intimité
exagérée
avec le bébé
garçon,
qui devient
un amant de
substitution."
BRAZELTON
T. B et CRAMER
B, Les premiers
liens, Paris
Stock 1990 p53
- 56
|
Les
hommes sont
aussi compétents
et efficaces
que les femmes.
|
L'observation
scientifique
ne montre
aucune
infériorité
ou supériorité
intrinsèque
de l'homme
sur la
femme
pour élever
des jeunes
enfants.
La place
prépondérante
accordée
à
la mère
en occident
au XIX
ème
et XX
ème
siècle
n'a aucun
fondement
scientifique.
Elle semble
être
purement
idéologique
et culturelle,
liée
au partage
social
des rôles
entre
hommes
et femmes. |
Dr
Michael LAMB
"A l'exception
de l'allaitement,
il n'y a pas
de preuve que
les femmes soient
biologiquement
prédisposées
à être
de meilleurs
parents que
les hommes.
Les conventions
sociales, et
non les impératifs
biologiques,
fondent la division
traditionnelle
des responsabilités
parentales."
LAMB
Michael E; The
development
of Father-Infant
Relationship;
in The role
of the fathers
in Child development;
3e edition,
John Wisley
New York 1996,
p120
"Les
pères
et les mères
semblent influencer
leurs enfants
selon des voies
plus similaires
que différentes.
Contrairement
à ce
qu'attendaient
beaucoup de
psychologues,
y compris moi-même,
qui ont étudié
les influences
paternelles
sur les enfants,
les différences
entre mères
et pères
apparaissent
bien moins importantes
que les ressemblances.
Non
seulement la
description
du maternage
ressemble à
la description
du paternage
(particulièrement
la version des
pères
impliqués
qui a pris de
l'importance
à la
fin du 20ème
siècle)
mais les mécanismes
et les moyens
par lesquels
les pères
influencent
leurs enfants
apparaissent
similaires à
ceux qui servent
aux influences
maternelles
sur les enfants.
Autrement dit,
les études
de socialisation
ont trouvé
de manière
cohérente
que la chaleur,
le soin alimentaire
et la proximité
sont associés
à des
conséquences
positives sur
l'enfant, que
le parent ou
adulte impliqué
soit une mère
ou un père.
Les dimensions
importantes
de l'influence
parentale sont
celles qui ont
rapport avec
les caractéristiques
parentale plutôt
que celles liées
au sexe du parent."
LAMB
Michael E; Fathers
and Child development;
an introductory
overview and
guide ; in The
role of the
fathers in Child
development;
3e edition,
John Wisley
New York 1996
p14
Claude SAINT-MARC,
maître
de conférence
en psychologie
génétique
et psychologie
de l'enfant
à l'Université
Paris X :
"La ressemblance
entre les comportements
maternel et
paternel à
l'égard
du bébé
établit
l'égalité
des compétences
interactives
de la mère
et du père."
SAINT-MARC
Claude, la compétence
relationnelle
du père,
revue Française
des Affaires
Sociales colloque
DPM-DAS hors
série,
p61-67, 1988
p62
Elisabeth FIZAV-DEPURSINGE
"Et pourquoi
pas le père?
Aussi curieux
que cela puisse
paraître,
ce sujet a été
laissé
de coté
aussi bien par
la clinique
que par la recherche,
probablement
à cause
de la prégnance
du modèle
dyadique et
des problèmes
méthodologiques
que pose l'étude
des interactions
multilatérales."
"Le
simple fait
d'observer le
bébé
dans un contexte
à trois
modifie radicalement
notre vision
de son développement
affectif."
FIVAZ-DEPEURSINGE
Elisabeth, Le
bébé
et ses parents
communient à
trois dés
la première
année
de vie ; devenir
père
devenir mère,
M Dugnat éd
Romonville St
Agne p 65,72,
1999 ; p66,
p71
Elisabeth BADINTER
"De nombreuses
études
sur la relation
père/nourrisson,
observée
au cours des
six premier
mois, sont formelles:
les pères
maternent aussi
bien que les
mères,
et presque comme
les mères."
"
A ce jour, les
instances dirigeantes
des sociétés
occidentales
n'ont pas encore
intégré
qu'une femme
vaut un homme
et moins encore
qu'un père
vaut une mère
"
Elisabeth
BADINTER ; XY,
de l'identité
masculine ;
Paris Odile
Jacob 1992,
Le Livre de
Poche p260,
p265
Geneviève
DELAISI DE PARSEVAL
est à
la fois psychanalyste
et ethnologue.
Elle montre
dans son ouvrage
"La part
du père"
"à
quel point les
idées
reçues
dans ce domaine
constituent
un écran
idéologique
qui se superpose
à la
réalité
physiologique"
: Ses comparaisons
ethnologiques
établissent
combien divergent
selon les sociétés
"les utilisations
de la division
sexuelle"
: "La différence
et les avantages
supposés
d'un sexe par
rapport à
l'autre dans
quelque sens
qu'ils se manifestent,
sont construits,
fruits de facteurs
idéologiques
et culturels."
"Les
liens sont forts
tout au long
de la vie de
l'enfant chez
les pères
qui s'en sont
occupé
tout bébé,
et pas simplement
en lui donnant
un bain en rentrant
du travail.
[
] Or
[le père]
est tout aussi
important et
compétent
que la mère
auprès
du bébé
: toutes les
études
récentes
le démontrent".
"
L'interaction
entre père
et enfant se
fait, à
travers les
processus d'introjection
et d'identification,
exactement de
la même
façon
qu'entre mère
et enfant. ".
"C'est
la théorie
occidentale
qui a fait de
la grossesse
et de l'accouchement
des moments
essentiels et
"indélébiles"
dans la relation
mère-enfant."
DELAISI
DE PARSEVAL
G ; La part
du père
, Paris Seuil
1981 , p286,
p296
Christiane OLIVIER
"Baignés
dans la culture
qui imposait
(et qui le prescrit
encore largement)
la mère
au foyer et
le père
à l'extérieur,
psychologues,
sociologues,
éthologistes
considéraient
comme allant
de soi que les
hommes n'avaient
quasiment rien
à faire
dans le développement
et l'éducation
des jeunes enfants
et que leur
intervention
ne pouvait s'envisager
qu'à
"l'âge
de raison".
Ce n'est que
progressivement
et récemment
que les chercheurs
se sont posé
pour le père
les questions
que leurs aînés
avaient exploré
pour la mère."
OLIVIER
Christiane,
Les fils d'Oreste
, Flamarion
1994, p104
Jean LE CAMUS
" la définition
freudienne des
fonctions parentales
valait pour
une famille
ou la répartition
des tâches
et des contributions
liées
au sexe était
stricte et quasiment
sacralisée
: au sein de
la bourgeoisie
viennoise de
la fin du XIX
ème siècle,
il n'était
pas possible
d'échapper
à la
double équation
" mère
= nature = amour
= vie à
l'intérieur
du foyer "
et " père
= culture =
loi = travail
à l'extérieur
".
" On peut,
semble-t-il,
soutenir avec
fermeté
que les conditions
économiques,
sociales et
culturelles
des trois premiers
quarts du XX
ème siècle
ont orienté
la psychologie
occidentale,
la psychologie
de l'enfant
jeune tout au
moins, vers
la seule prise
en compte de
la présence
de la mère
"
LE
CAMUS Jean ,
pères
et bébés,
éditions
L'Harmattan
Paris 1998,
p165, p205
Gérard
NEYRAND, sociologue
"Si dans
certains milieux,
ou certaines
situations,
le père
est quasi absent
de l'espace
de la prime
enfance, rappelons-nous
que cela fut
le cas de beaucoup
de mères
à certaines
époques
ou que cela
peut l'être
plus ou moins
dans certaines
situations,
ou certains
modes d'éducation
comme les kiboutz
La
socialisation
de l'enfant
ne s'effectue
donc pas forcément
par cercles
concentriques
: la mère,
puis le père,
puis l'entourage,
puis la collectivité,
et la volonté
d'en faire une
norme absolue,
qu'on trouve
par exemple
chez D. W. Winnicott,
ne manque pas
d'interroger
sur la signification
d'une telle
position. "
NEYRAND
Gérard
; L'enfant,
la mère
et la question
du père,
un bilan critique
de l'évolution
des savoirs
sur la petite
enfance; Paris
PUF 2000, p212
"On
peut d'ailleurs
se demander
si cette façon
de voir les
choses [i.e.
de condamner
la résidence
alternée]
n'était
pas simplement
la conséquence
directe de l'assignation,
autrefois non
questionnée,
de la mère
à l'enfant.
L'image de la
dyade fusionnelle
mère-enfant
s'y trouve projetée
sur la gestion
de l'espace
après
séparation
des parents."
NEYRAND
Gérard,
L'enfant face
à la
séparation
des parents.
une solution,
la résidence
alternée,
Paris SYROS
2001, p 106
Françoise
HURSTEL, psychanalyste:
" Ainsi,
la théorisation
d'une fonction
paternelle efficiente
pour les sujets
est une nécessité
historique liée
à l'évolution
de la paternité
et à
la réduction
du pouvoir du
père
au cours du
XIXe et XXe
siècle.
Et contrairement
à ce
qu'avancent
encore trop
de psychanalystes
- qui semblent
détenir
"la vérité
de la paternité",
théorie
de Lacan à
l'appui - cette
théorie
ne surplombe
pas le cours
du temps. Elle
n'est pas une
vérité
révélée,
mais plutôt
un "symptôme"
d'un changement
social, culturel
du père,
et par là,
elle s'enracine
dans le procès
historique de
sa propre production.
"
HURSTEL
Françoise;
la fonction
paternelle aujourd'hui
en France :
questions d'actualité
et problèmes
de théorie;
Strasbourg I
Thèse
d'Etat; 1991,
p208
NEYRAND Gérard
; L'enfant,
la mère
et la question
du père,
un bilan critique
de l'évolution
des savoirs
sur la petite
enfance; Paris
PUF 2000, p234
Mylène
HUBIN-GAYLE
" Cet instinct
maternel est
évoqué
depuis que l'on
a commencé
à vouloir
rapprocher les
mères
de leur bébé.
"
HUBIN-GAYLE
Mylène,
Les bébés,
collection idées
reçues,
p25
|
Auteurs
cités
1. ALTIS Ruth
USA
2. ANTIER Edwige,
pédiatre,
diplômée
en psychopathologie
de l'enfant
3. BADINTER
Elisabeth, philosophe,
écrivain
4. BILLER Henry
B.
5. BLAKESLEE
Sandra, USA
6. BOURCOIS
V. Docteur de
l'Université
de Toulouse
7. BOWLBY John,
pionnier de
la relation
mère-enfant
8. BRAZELTON
T. Berry pédiatre
de renommée
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spécialiste
du développement
de l'enfant
9. CHILAND Colette
psychiatre,
professeur de
psychologie
clinique
10. CLARKE S.C,
Centre pour
le Contrôle
et la prévention
des maladies/Centre
National pour
les statistiques
sanitaires,
USA
11. CORNEAU
Guy psychanalyste,
ancien élève
de l'institut
Jung
12. Côté
Denyse, sociologue,
professeur en
travail social
à l'Université
du Québec
13. CRAMER Bertrand
professeur de
psychiatrie
infantile à
l'Université
de Genève,
pionnier dans
le domaine de
la psychothérapie
mère-enfant
14. DECUP-PANNIER
Benoîte
15. DELAISI
DE PARSEVAL
Geneviève
psychanalyste
et ethnologue
16. DE SINGLY
François
sociologue
17. DE LEONARDIS
M. Université
de Toulouse
18. DESSALES
Université
de Toulouse
19. DOLTO Françoise,
psychanalyste
20. ERNST Theodore
USA
21. FABRE L
, psychologue
clinicienne
22. FIVAZ-DEPEURSINGE
Elisabeth
23. GALENCON
24. GUIDUBALDI
John, Université
John Carroll
de Cleveland
et Université
du Kent, USA
25. HUBIN-GAYLE
Mylène
26. HURSTEL
Françoise
docteur d'état,
psychanalyste
27. KELLY Joan
B , USA
28. KOTELCHUK
29. KROMELOW
S.
30. KUHN Richard,
conseil des
droits de l'enfant,
Washington,
USA
31. LAMB Michael
E, spécialiste
reconnu à
l'échelle
mondiale. Il
dirige la section
du développement
émotionnel
et social de
l'Institut National
de la Santé
Infantile et
du Développement
Humain (Maryland
USA), a été
professeur de
psychologie,
pédiatrie
et psychiatrie
à l'Université
de l'Utah, est
fondateur et
coéditeur
de la série
Advances in
Devlopmental
Psychology,
est l'auteur
d'une vingtaine
d'ouvrages,
membre de la
Société
Américaine
de Psychologie,
docteur honoraire
de l'Université
de Göteborg
(Suède).
32. LE CAMUS
Jean, docteur
d'état
en psychologie,
professeur de
psychologie,
responsable
de l'équipe
de recherche
sur la psychologie
du jeune enfant
à l'Université
de Toulouse
33. LESCAREET
O, Université
de Toulouse
34. LEVY-SHIFF,
Université
de Tel Aviv
35. LUEPNITZ
Deborah Anne,
PhD, psychologue
clinicienne,
clinique de
conseil et guide
de l'enfant
de Philadelphie,
USA
36. MAIN Mary,
Université
de Californie,
Berkeley
37. MARTIN-LEBRUN
Elisabeth, pédiatre
38. NEYRAND
Gérard,
sociologue,
formé
à la
psychologie,
directeur du
Centre Interdisciplinaire
Méditerranéen
d'Etude et de
Recherche en
Sciences Sociales,
travaille sur
les effets des
mutations sociales
sur la famille
et les rapports
entre les sexes.
39. OLIVIER
Christiane,
licenciée
en psychologie,
élève
de J. Piaget
et D. Anzieux,
psychanalyste,
clinicienne,
a été
chargée
de cours à
la faculté
d'Aix, auteur
de plusieurs
ouvrages sur
la psychologie
de l'enfant,
40. PEDERSEN
Frank A. National
Institute of
Child Health
and Human Development,
USA
41. POUSSIN
Gérard
docteur es psychologie,
docteur d'état
es lettres et
sciences humaines,
professeur de
psychologie
clinique à
l'Université
de Grenoble,
président
du lieu de rencontre
" Passerelle
" à
Grenoble.
42. PRIETO Nathalie
médecin,
Université
Lyon I
43. ROIPHE
44. SAYN I.
45. SAINT-MARC
Claude, maître
de conférence
en psychologie
génétique
et psychologie
de l'enfant
à l'Université
Paris X :
46. STEINMANN
Susan, directeur,
Projet d'Etude
de la Garde
Alternée,
services juifs
de la famille
et des enfants,
San Francisco,
USA
47. STOLLER
48. WALLERSTEIN
Judith S, PhD,
Fondatrice du
Centre pour
la famille en
transition USA,
49. WESTON Donna
Université
de Californie,
Berkeley
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Ouvrages
de référence
1. ANTIER Edwige,
L'éloge
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Robert Laffont,
2001
2. BADINTER
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WOLMAN, Prentice
Hall Englewood
Cliffs NJ p711-714
1982
4. BOURCOIS
V. L'influence
du mode d'engagement
du père
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affectif et
social du jeune
enfant, Thès
de doctorat,
Université
Toulouse Mirail
1993
5. BOWLBY J.
;Attachement
et perte, volume
1 : L'attachement
; Paris P.U.F.
1978 (1ère
édition
1969)
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actes du colloque
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8. CHILAND Colette
, le père
et l'identité
sexuée,
in pères
et paternité
Hors Série
de la Revue
Française
des Affaires
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novembre 1988
9. CLARKE S.C.,
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1989 and 1990.
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Vol. 43, N°
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10. CORNEAU
Guy , père
manquant fils
manqué
, Editions de
l'Homme, 1989
11. Côté
Denyse, La garde
partagée
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éditions
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2000
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du père
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1981
13. DE SINGLY
François
avec DECUP-PANNIER
Benoîte
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chez chacun
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p219 à
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14. DOLTO Françoise
; Lorsque l'enfant
paraît,
tome 1 Points
éditions
du Seuil Paris
1977
15. DOLTO Françoise,
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Paris Seuil
1988
16. ERNST Theodore
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custody and
co-parenting
: not by law
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vol LX, n°
10, USA 1981
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un nouveau mode
de garde : la
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N°28, juin
1995
18. FIVAZ-DEPEURSINGE
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bébé
et ses parents
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M Dugnat éd
Romonville St
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Mylène,
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collection idées
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20. HURSTEL
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21. KROMELOW
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1997, Washington
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39, septembre
2000, p8
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13, 6 p637-648
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New York 1996
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John Wisley
New York 1996
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1989
28. LE CAMUS
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éditions
L'Harmattan
Paris 1998
29. LE CAMUS
Jean, Le vrai
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édition
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2000
30. LEVY-SHIFF
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1982
31. LUEPNITZ
Deborah Anne
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of post-divorce
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Journal of divorce
vol 9 (3) p
1-12, USA 1986
32. MAIN M.
, WESTON D.
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quality of the
toddler's relationship
to mother and
father : related
to conflict
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new relationships",
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1981, 52, p.932-940
33. MARTIN-LEBRUN
Elisabeth et
POUSSIN Gérard,
Conséquence
de la séparation
parentale chez
l'enfant, Eres,
Ramonville Ste
Agne, 1999
34. NEYRAND
Gérard,
MEKBOUL Sahra
"résidence
alternée
de l'enfant
et exercice
commun de l'autorité
parentale chez
les parents
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CIMERSS/CNAF
et Fondation
de France, 1993
35. NEYRAND
Gérard
; L'enfant,
la mère
et la question
du père,
un bilan critique
de l'évolution
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