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Jutice Papa Union
Nationale
J'ai
autant droit à mon papa qu'à ma maman
Egalité parentale, séparation, divorce
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Les
dossiers de Justice Papa |
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SAP:
SYNDROME
D'ALIENATION PARENTALE
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1.
Qu'est-ce que
le syndrome
d'aliénation
parentale? |
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L'aliénation
parentale
est un processus
qui consiste
à programmer
un enfant
pour qu'il
haïsse
un de ses
parents sans
que ce ne
soit justifié.
Lorsque le
syndrome est
présent,
l'enfant apporte
sa propre
contribution
à la
campagne de
dénigrement
du parent
aliéné.
(GARDNER2
et GARDNER3,
§1)
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| ·
La tradition
considère
que la femme,
en tant que
mère,
est plus apte
à s'occuper
des enfants
que l'homme.
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·
Dès
les années
60, les
mères
poursuivent
de plus
en plus
des études
et une carrière
tandis que
les pères
s'impliquent
d'avantage
dans les
activités
du ménage
et la prise
en charge
des enfants.
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·
Au début
des années
70, une
loi permettant
le divorce
«
sans tort
»
aux Etats-Unis
provoque
une vague
de divorces
sans précédent
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·
Quelques
années
après,
une loi
organise
la «
garde conjointe
»,
impossible
auparavant
sans l'accord
de la mère.
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·
L'idée
que l'intérêt
des enfants
prime et
que le meilleur
parent sont
les deux
parents
a un effet
pervers
: si les
parents
ne s'entendent
pas, le
conflit
dont l'enjeu
est la garde
des enfants
est porté
devant les
tribunaux
et dégénère
en une guerre
dans laquelle
chacun cherche
à
démontrer
que l'autre
est un mauvais
parent.
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·
Dans les
années
80, on observe
une escalade
des conflits
et, dans
les cas
extrêmes,
le détournement
de l'affection
des enfants
par un des
parents
au détriment
de l'autre
parent.
Le premier
à
mettre un
nom sur
ce phénomène
est le psychiatre
Richard
Gardner
: le «
syndrome
d'aliénation
parentale
».(MAJOR,
§6
à
11) |
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·
Le syndrome
se manifeste
en général
chez la
mère
des enfants,
notamment
parce que
sa mise
en place
demande
beaucoup
de temps
et que c'est
souvent
elle qui
en a la
garde principale.
Toutefois,
le cas peut
se présenter
chez des
pères
instables
ou dans
des cultures
où
la femme
n'a traditionnellement
aucun droit
tangible.
(MAJOR,
§31
et 33) |
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·
Depuis la
fin des
années
90, le père
passe de
plus en
plus de
temps avec
ses enfants
dans le
cadre de
gardes conjointes.
La proportion
entre les
hommes et
les femmes
qui induisent
un tel désordre
psychologique
chez les
enfants
tend actuellement
à
s'équilibrer.
(GARDNER_ADDENDUM2,
§6)
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·
Aux Etats-Unis
et au Canada,
de plus
en plus
de tribunaux
reconnaissent
l'existence
des dommages
causés
aux enfants
victimes
du syndrome
d'aliénation
parentale
et en tiennent
compte dans
leurs jugements.
(GARDNER_ADDENDUM2,
§17)
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En
cas de séparation,
il est naturel
d'être
inquiet
lorsque
les enfants
s'en vont
la première
fois en
visite chez
l'autre
parent.
Au début,
les dérives
sont fréquentes,
comme de
dire «
Appelle-moi
dès
que tu arrives
»,
«
Appelle-moi
si tu as
peur »,
«
Je viendrai
te chercher
»,
etc. Si
le parent
est psychologiquement
fragile,
l'anxiété
peut croître
au lieu
de disparaître,
et déclencher
le processus
d'aliénation.
(MAJOR,
§35
et 36)
Le parent
aliénant
est souvent
un parent
sur-protecteur.
Il peut
être
aveuglé
par sa rage
ou animé
par un esprit
de vengeance
provoquée
par la jalousie
ou la colère.
(GARDNER2,
§14
à
17)
Il se voit
en victime,
injustement
et cruellement
traitée
par l'autre
parent dont
il cherche
à
se venger
en faisant
croire aux
enfants
que cet
autre parent
a tous les
torts. (LOWENSTEIN1,
§15)
Dans des
familles
qui présentent
des dysfonctionnements,
le phénomène
implique
plusieurs
générations.
Le parent
aliénant
est soutenu
par des
membres
de sa famille,
ce qui renforce
son sentiment
d'être
dans le
vrai. (MAJOR,
§53)
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Conséquences
pour l'enfant |
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L'enfant
est amené
à
haïr
et à
rejeter
un parent
qu'il aime
et dont
il a besoin.
(FAMILYCOURTS,
§3)
Le lien
entre l'enfant
et le parent
aliéné
sera irrémédiablement
détruit
(GARDNER3,
§66)
En effet,
on ne peut
reconstruire
le lien
entre l'enfant
et le parent
aliéné
s'il y a
eu un hiatus
de quelques
années
(GARDNER_ADDENDUM2,
§2)
Le parent
aliéné
devient
un étranger
pour l'enfant.
Le modèle
principal
des enfants
aura été
le parent
pathologique,
mal adapté
et présentant
un dysfonctionnement.
Beaucoup
de ces enfants
développent
de sérieux
troubles
psychiatriques
(MAJOR,
§57)
Induire
un syndrome
d'aliénation
parentale
à
un enfant
est une
forme d'abus.
Dans les
cas d'abus
sexuels
ou physiques,
les victimes
arrivent
un jour
à
surmonter
les blessures
et les humiliations
qu'ils ont
subies.
A contrario,
un abus
émotionnel
va à
coup sûr
avoir des
répercussions
psychologiques
et peut
engendrer
des problèmes
psychiatriques
pour le
restant
de la vie
(GARDNER_ADDENDUM2,
§2)
Les effets
chez l'enfant
victime
du syndrome
d'aliénation
parentale
peuvent
être
une dépression
chronique,
une incapacité
à
fonctionner
dans un
cadre psychosocial
normal,
des troubles
d'identité
et d'image,
du désespoir,
un sentiment
incontrôlable
de culpabilité,
un sentiment
d'isolement,
des comportements
hostiles,
un manque
d'organisation,
un dédoublement
de personnalité
et parfois,
le suicide.
Des études
ont montré
qu'une fois
adulte,
les victimes
d'une telle
aliénation
ont un penchant
pour l'alcool,
la drogue
et présentent
d'autres
symptômes
de mal être
profond
(FAMILYCOURTS,
§19)
Le sentiment
incontrôlable
de culpabilité
est provoqué
par le fait
qu'il réalise,
une fois
adulte,
qu'il a
été
le complice
malgré
lui d'une
grande injustice
infligée
au parent
aliéné
(LOWENSTEIN1,
§13)
L'enfant
aliéné
risque de
reproduire
la même
pathologie
psychologique
que le parent
aliénant
(GARDNER3,
§66)
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Identifier
le syndrome
Tenter
une médiation
Saisir
le tribunal
Erreurs
à
éviter
Identifier
le syndrome
Le phénomène
qui consiste
pour un
parent
à
monter
ses enfants
contre
l'autre
parent
est une
notion
facile
à
comprendre.
Cependant,
historiquement,
le processus
a été
difficile
à
identifier.
Il s'ensuit
d'interminables
procédures,
émaillées
de nombreuses
plaintes
et s'enlisant
dans la
recherche
de détails
qui parfois
s'évaporent
finalement
d'eux-mêmes
(BONE-WALSH,
§1)
Il importe,
avant
de poser
un tel
diagnostic,
d'être
sûr
que le
parent
aliéné
ne mérite
aucunement
d'être
rejeté
et haï,
à
cause
de comportements
véritablement
répréhensibles
(LAMONTAGNE,
page 81)
La tâche
doit être
confiée
à
un professionnel
de la
santé
mentale
qui connaît
ou qui
a étudié
ce type
de maladie.
Il fait
passer
aux parents
une série
de tests
psychologiques
et rédige
des recommandations
(MAJOR,
§65)
Dans ses
guides
pour parents
et professionnels
où
il fait
figure
de pionnier,
Gardner
a présenté
une description
détaillée
du phénomène
en identifiant
une panoplie
de comportements
chez l'enfant
et chez
les parents
(LAMONTAGNE,
page 179
§3)
top
Tenter
une médiation
Une médiation
destinée
à
trouver
un terrain
d'entente
et un
modus
vivendi
est de
loin préférable
à
une action
en justice
qui va
détériorer
de façon
dramatique
la relation
entre
les parents
pour le
long terme
(LOWENSTEIN2,
§1)
Des professionnels
de la
santé
au courant
du syndrome
d'aliénation
parentale,
de ses
origines
et de
ses effets,
doivent
intervenir
le plus
rapidement
possible
afin d'empêcher
que les
dommages
causés
par l'aliénation
ne deviennent
irréversibles
(LOWENSTEIN1,
§42)
Les deux
parents
doivent
être
évalués
séparément.
Une fois
la certitude
acquise
qu'aucun
des deux
parents
ne représente
pas ou
plus un
danger
pour les
enfants,
le travail
de médiation
peut commencer.
Un de
ses effets
sera d'éviter
l'aliénation
des enfants
par l'un
ou l'autre
parent.
Si cette
première
étape
échoue,
il faut
adopter
une approche
plus ferme
et recourir
au système
judiciaire
(LOWENSTEIN1,
§43)
top
Saisir
le tribunal
Si le
processus
est identifié
- même
s'il n'a
pas encore
porté
ses fruits
- il doit
être
considéré
par les
professionnels
comme
une violation
directe
et intentionnelle
d'une
des obligations
les plus
fondamentales
d'un parent,
qui est
celle
de promouvoir
et d'encourager
une relation
positive
et harmonieuse
entre
l'enfant
et son
autre
parent
(BONE-WALSH,
§1
et 25)
Le parent
qui encourage
ses enfants
à
ignorer
les droits
de visite
doit être
puni par
le tribunal
afin d'être
rappelé
à
l'ordre
(GARDNER_ADDENDUM
§11)
On ne
peut admettre
qu'un
parent
stable
et capable
soit privé
du droit
d'exercer
son rôle
de parent
(LOWENSTEIN1,
§57)
Sans menaces
de sévères
amandes,
de séjour
en prison
ou de
perte
totale
de la
garde,
le parent
aliénant
a peu
de chance
de changer
(MAJOR,
§69)
Un autre
intérêt
de ces
menaces
est de
fournir
aux enfants
aliénés
l'excuse
dont ils
ont besoin
pour aller
voir le
parent
aliéné
tout en
ne décevant
pas le
parent
aliénant
: "Je
le hais
vraiment.
"J'y
vais seulement
pour t'éviter
d'aller
en prison."
(GARDNER_ADDENDUM2,
§14)
Sans une
intervention
extérieure
et sans
une aide
psychologique,
il est
probable
que l'enfant
ne se
rende
jamais
compte
de ce
qu'il
s'est
passé
(MAJOR,
§58)
On peut
soigner
les enfants
par une
thérapie
appropriée,
seulement
à
condition
que l'action
empoisonnante
du parent
aliénant
soit neutralisée
(MAJOR,
§74)
top
Erreurs
à
éviter
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| 1)
Tenir
compte
uniquement
de
l'avis
des
enfants |
Les
enfants
rencontrés
paraissent
bien
fonctionner
à
l'école,
leur
vie
sociale
semble
normale
et,
de
prime
abord,
ils
ne
présentent
pas
de
psychopathologie
particulière.
Mais,
tous,
à
des
degrés
divers,
réclament
la
cessation
des
contacts
avec
l'autre
parent.
L'on
plaide
alors
que,
dans
l'intérêt
de
l'enfant,
il
faille
suspendre
les
visites
parce
que
«
traumatisantes...
on
ne
veut
pas
forcer
l'enfant...
»
Et
il
en
irait
tout
à
coup
de
l'intérêt
de
l'enfant,
de
ses
droits
et
de
son
besoin
de
n'avoir
qu'un
seul
parent!
(LAMONTAGNE,
page
179,
§2) |
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|
2)
Ordonner
que
les
deux
parents
décident
ensemble
du
bien
être
des
enfants |
|
C'est
ignorer
l'ampleur
du
problème.
Il
faut
d'une
part
cesser
de
croire
à
la
bonne
volonté
de
l'aliénant
et
d'autre
part
faire
cesser
son
action
néfaste
en
utilisant
le
seul
pouvoir
qu'a
la
société,
c'est-à-dire
en
recourant
à
la
«
fonction
tierce
»
(en
canadien
dans
le
texte)
(LAMONTAGNE,
page
197,
§1) |
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|
3)
Ordonner
une
thérapie
familiale
traditionnelle |
|
Ordonner
une
thérapie
traditionnelle
est
sans
effet.
Les
parents
qui
induisent
un
syndrome
d'aliénation
parentale
ne
sont
pas
des
candidats
à
une
thérapie.
Un
candidat
doit
être
conscient
du
fait
qu'il
a
un
problème
psychologique
et
doit
vouloir
guérir.
Quant
aux
enfants,
même
avec
une
séance
de
thérapie
tous
les
jours,
le
reste
du
temps
serait
employé
à
continuer
leur
endoctrinement.
On
peut
comparer
un
parent
aliénant
avec
le
gourou
d'une
secte.
Pour
qu'une
déprogrammation
réussisse,
l'enfant
doit
être
coupé
de
tout
contact
avec
l'auteur
de
l'endoctrinement.
Enfin,
ordonner
une
thérapie
traditionnelle
donne
au
parent
aliénant
un
avantage
car
le
temps
joue
en
sa
faveur
(GARDNER_ADDENDUM2,
§7
et
8) |
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top
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