Que faut-il savoir sur le prolapsus ?

Que faut-il savoir sur le prolapsus ?

La première chose que je tiens à souligner, c’est que le prolapsus est une maladie qui touche le plus souvent les femmes après 45 ans. Mais selon les circonstances, notamment après un accouchement, les femmes plus jeunes peuvent également en souffrir. Il est donc important pour vous mesdames, surtout si vous avez envie de procréer ou si vous avez déjà eu cette joie, d’en apprendre un peu plus sur le prolapsus.

Qu’est-ce que le prolapsus ?

En réalité, le prolapsus n’est pas une maladie en soi, il s’agit plutôt d’un événement qui survient et qui peut entrainer différentes maladies. Ainsi, on parle de prolapsus lorsque l’un ou plusieurs des organes de la cavité pelvienne, descendent de façon anormale. Les organes généralement concernés par ce phénomène sont :

  • La vessie
  • Le rectum
  • L’utérus.

Cela se traduit par un relâchement des muscles du plancher pelvien, ce qui provoque l’extériorisation des organes cités plus haut. Ce problème peut toucher environ 11 femmes sur 100, mais surtout celles qui subissent des complications au cours de la grossesse ou de l’accouchement. C’est pour cette raison qu’après l’accouchement de mon épouse, nous nous sommes tournés vers les différentes méthodes de rééducation du périnée.

Pour ceux qui l’ignorent, le plancher pelvien est également connu sous le terme de périnée. C’est ce dernier qui soutient les organes contenus dans le bassin de la femme et leur permet de rester à leur emplacement d’origine. Alors lorsque ce périnée est affecté d’une façon ou d’une autre, il s’affaiblit et ne peut plus remplir ses fonctions. L’accouchement étant l’un des évènements les plus éprouvants pour le bassin de la femme, il est donc essentiel de rééduquer son périnée après l’accouchement.

Les trois types de prolapsus

Après l’accouchement de mon épouse, nous avons eu droit à un exposé complet sur le prolapsus, ses différentes formes et conséquences. C’est ainsi que nous avons pu découvrir qu’il existe en réalité trois types de prolapsus. Chaque type est associé à un organe pelvien en particulier et se manifeste donc de façon différente. On distingue :

Le prolapsus de la vessie

Son nom dans le domaine médical est le cystocèle, et il représente à lui seul 80% des cas de prolapsus pelviens. En d’autres termes, la vessie est l’organe qui se déplace le plus souvent en cas de relâchement des muscles du plancher pelvien. Ce type de prolapsus se manifeste par une extériorisation de la vessie, à l’intérieur du vagin. Cela se produit suite à un effondrement de la paroi antérieure du vagin.

Le prolapsus du rectum

Il est aussi connu sous le terme de rectocèle. Ce type de prolapsus se manifeste par une extériorisation du rectum à l’intérieur du vagin. Cela se produit suite à un effondrement de la paroi postérieure du vagin. Il faut noter que dans certains cas, le prolapsus du rectum peut devenir un prolapsus rectal complet. Cette forme se manifeste par une extériorisation complète du rectum à l’intérieur du canal anal, et conduit à des conséquences différentes.

Le prolapsus de l’utérus

C’est le dernier type de prolapsus dont une femme peut souffrir. On l’appelle aussi l’hystérocèle, et il se manifeste par une extériorisation de l’utérus à l’intérieur du vagin. Il survient après un effondrement de toutes les parois du vagin.

Quels sont les facteurs de risques du prolapsus ?

Le prolapsus peut toucher certaines femmes en particulier, à cause de plusieurs facteurs de risques. Dans le cas de mon épouse, la gynécologue a tenu à nous parler du prolapsus de façon très détaillée, parce que le bébé était assez gros. Il s’agit donc d’un facteur de risque, car plus le bébé est gros au moment de l’accouchement, plus l’effort à fournir est important. Ce qui endommage et affaiblie les muscles du plancher pelvien. Les autres facteurs de risques du prolapsus sont :

  • Le fait d’avoir eu plusieurs enfants
  • La constipation chronique
  • Les antécédents de chirurgie pelvienne
  • Les accouchements par voie basse avec complications : lorsque le bébé pèse plus de 4kg, lorsqu’il y a utilisation des manœuvre instrumentales ou obstétricales
  • Musculation trop intensive des muscles abdominaux
  • L’obésité
  • La ménopause…

Comment prévenir le prolapsus ?

Malgré tous ces facteurs de risques qui peuvent vous faire peur, il est parfaitement possible de prévenir le prolapsus. De nombreux conseils sont donnés par les praticiens à cet effet, et nous avons pu en voir l’efficacité suite à l’accouchement difficile de mon épouse. Ainsi, pour prévenir le prolapsus, vous devez :

  • Penser au traitement définitif des problèmes comme la constipation ou l’obésité
  • Avoir un traitement hormonal adapté pendant la ménopause
  • Opter pour la rééducation du périnée après chaque accouchement, car c’est l’une des méthodes les plus efficaces
  • Penser à la protection des muscles pelviens au cours d’un accouchement.

Pour ma part, je vous conseille vivement de vous rapprocher de votre médecin, afin qu’il vous indique la méthode la plus adaptée selon votre situation, pour prévenir le prolapsus.

Mes conseils :

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