Soigner le trouble du TDAH chez l’enfant sans médicaments, c’est possible !

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Le sigle TDAH désigne le trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité. De nombreux enfants dans le monde sont actuellement concernés par ce syndrome neurocomportemental. La prise en charge du trouble implique souvent un traitement médicamenteux lourd et potentiellement néfaste pour les plus jeunes. Néanmoins, d’autres méthodes inoffensives sont envisageables.

Comment se caractérisent les troubles du TDAH chez l’enfant ?

Comment se caractérisent les troubles du TDAH chez l'enfant ?
Photo de @dalla_mia_finestra via twenty20.com

Les parents essaient généralement de savoir comment soigner le TDAH de leur enfant, seulement après la confirmation du diagnostic. Les premiers signes du trouble passent souvent inaperçus. Ces symptômes peuvent pourtant être observés dès le plus jeune âge, c’est-à-dire vers 4 ans.

Le syndrome neurocomportemental se définit par des problèmes d’attention, parfois accompagnés d’hyperactivité. Concrètement, l’enfant a de grandes difficultés à se concentrer et à rester en place. Le trouble peut également apparaître bien plus tard, jusqu’à 12 ans, voire à l’âge adulte.

Quoi qu’il en soit, les enfants atteints de TDAH sont souvent difficiles à gérer à la maison et à l’école. Ils parviennent rarement à se focaliser sur une tâche spécifique et à s’adapter aux situations rencontrées. Ces comportements inappropriés peuvent parfois être assimilés à de simples lacunes dans leur éducation, rendant ainsi le diagnostic compliqué.

En général, l’hyperactivité d’un enfant est flagrante et interpelle immédiatement les parents. Le trouble de l’attention, en revanche, se manifeste de manière plus subtile. Ainsi, les éducateurs doivent fournir davantage d’efforts pour le détecter chez les jeunes non hyperactifs. Ces derniers se reconnaissent notamment au fait qu’ils sont distraits.

La plupart du temps, ces enfants n’arrivent pas à se faire des amis, car ils sont incapables de se concentrer sur la conversation. D’ailleurs, établir et entretenir des relations relèvent de la gageure pour ces profils atypiques. De ce fait, ils sont souvent isolés par défaut, voire hostiles à la socialisation.

Outre l’hyperactivité, les petits atteints de trouble de l’attention présentent parfois d’autres problèmes connexes. Les difficultés d’apprentissage, par exemple, sont directement liées au TDA. Ce dernier peut aussi être associé à des troubles anxieux ou encore à des troubles oppositionnels, avec ou sans provocation.

Comment soigner le TDAH chez l’enfant ?

Comment soigner le TDAH chez l'enfant ?
Photo de @LittleIvan via twenty20.com

Les moteurs de recherche vous fourniront une myriade de solutions possibles, si vous souhaitez savoir comment soigner le TDAH de votre enfant. Néanmoins, les médecins prescrivent souvent, en première intention, le traitement médicamenteux. Cette méthode est d’ailleurs reconnue comme efficace dans 70 % à 80 % des cas.

Les médicaments prescrits sont généralement des psychostimulants, délivrés sur ordonnances. Ces derniers visent à compenser le retard de développement du cortex préfrontal. En effet, l’immaturité de cette zone est communément admise comme la principale cause du TDAH. À titre d’information, cette partie du cerveau est associée à la pensée, à l’attention, à la planification et au contrôle de soi.

La dose administrée varie sensiblement d’un enfant à l’autre et dépend foncièrement de la gravité des symptômes. Toutefois, une médication trop lourde risque de rendre le patient amorphe ou d’accroître sa nervosité. Une dose insuffisante, en revanche, ne permettra pas de corriger les troubles. La médication requiert ainsi une période d’ajustement du traitement.

Pour soigner le TDAH, les médecins prescrivent le plus souvent du méthylphénidate (Ritalin, Concerta, Biphentin, Rilatine…). Ce médicament est privilégié en raison de sa grande efficacité, sur le court et le moyen terme. D’ailleurs, il agit dans l’heure suivant la prise et aide à réduire significativement les symptômes.

Cependant, cette substance ne permet pas de guérir le trouble. Son action se limite à atténuer les manifestations caractéristiques du syndrome neurocomportemental. De plus, certains effets indésirables peuvent apparaitre chez les patients.

Parfois, le traitement médicamenteux peut provoquer : de l’anxiété, des tics, une perte d’appétit, des troubles du sommeil ou des maux de tête. Ces signes apparaissent individuellement ou simultanément en fonction du patient considéré. Néanmoins, ces soucis devraient disparaitre progressivement sur le long terme, selon les spécialistes et vous pourrez lui proposer des activités nouvelles.

Soigner sans médicaments, bonne ou mauvaise idée ?

Soigner sans médicaments, bonne ou mauvaise idée ?
Photo de @nikmock via twenty20.com

Aujourd’hui, de nombreux parents se demandent comment soigner le TDAH de leur enfant sans médicaments pour éviter les effets secondaires. Les chercheurs ont d’ailleurs développé diverses solutions alternatives pour préserver les tout-petits des désagréments associés à ces substances.

Cependant, ces méthodes sont souvent présentées comme de simples compléments à la médication, pour l’instant. Les scientifiques préfèrent en effet se montrer prudents en raison de l’origine neurobiologique du TDAH. De ce fait, le meilleur traitement consiste à intervenir au niveau de la chimie du cerveau.

À la base, les médicaments prescrits pour ce trouble servent à réguler la sécrétion de dopamine dans l’organisme. La stabilisation de cette substance permet de stimuler le cortex préfrontal et d’assurer le bon fonctionnement du cerveau. Ainsi, l’enfant sera à terme capable de se concentrer en prenant la bonne dose de médicaments.

Vous pouvez toujours compléter la médication par des solutions alternatives comme la psychothérapie, l’homéopathie, la massothérapie, la méthode Tomatis, le régime Feingold… D’ailleurs, ces méthodes commencent à faire leur preuve dans la prise en charge du trouble de l’attention.

De même, vous avez désormais la possibilité d’envisager de traiter le TDAH sans médicament grâce au neurofeedback. Cette technique mérite une mention spéciale en raison de son approche cognitive du syndrome. Elle se base notamment sur des exercices réguliers de 30 minutes à réaliser sur ordinateur ou tablette.

Au cours de la séance, l’enfant sera équipé d’un casque associé à un logiciel dédié. Ce dernier mesurera ses ondes cérébrales en fonction des stimuli générés par le dispositif. L’application enverra un feedback positif sur l’écran, dès que le patient réussira à penser correctement, sans se laisser distraire. Au fil du temps, il réussira ainsi à développer des automatismes pour limiter ses déficits d’attention.

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